CE17 - Recherche translationnelle en santé 2023

relations entre oscillations dans le réseau cortico-ganglions de la base-thalamus et la maladie de Parkinson au cours du mouvement: au delà des fréquences d'oscillation. – Mov-oscill-CBGT

Résumé de soumission

Dans la maladie de Parkinson (MP), l’akinésie et les dyskinésies induites par la lévodopa (DILs) s'accompagnent d'oscillations neuronales synchrones et pathologiques dans le réseau cortico-sous cortical incluant les ganglions de la base et le thalamus (CGBT) avec des fréquences allant de la bande thêta à la bande gamma. La stimulation cérébrale profonde (SCP) du noyau sous-thalamique (NST) est le traitement chirurgical de référence pour les patients souffrants de maladie de Parkinson (MP) au stade évolué de la maladie avec fluctuations motrices. Cependant, la SCP semble plus efficace si la stimulation n'est appliquée que lorsque cela est nécessaire. Ainsi, des stratégies de SCP adaptative en boucle fermée basées sur l'émergence/existence d'oscillations neuronales bêta dans le NST de patients parkinsoniens akinétiques ont été mises au point. Dans ces protocoles de stimulation, celle-ci est appliquée de façon chronique mais son intensité est ajustée à l’intensité des oscillations bêta enregistrées dans le NST. Cependant, le lien entre l'activité oscillatoire anormale dans le réseau CGBT et la phénoménologie clinique reste à clarifier. De plus, l'expression de l'activité oscillatoire à une fréquence donnée peut varier dans les différentes populations neuronales du réseau CGBT, pouvant ainsi refléter des mécanismes de génération différents et entraîner des corrélats moteurs variés. Dans ce projet, nous identifierons les liens entre les caractéristiques de l'activité oscillatoire anormale dans le réseau CGBT, non seulement leur fréquence, mais aussi leur amplitude, leur relation de phase/cohérence, et les perturbations motrices observées chez le modèle primate non-humain de la MP et chez les patients parkinsoniens. Les enregistrements neuronaux seront effectués dans les différentes structures constitutives du réseau CBGT chez l’animal et en regard des cortex moteurs et au sein des noyaux sous-thalamiques chez les patients parkinsoniens. Ces enregistrements seront réalisés pendant l'exécution d'une tâche motrice commune à l’animal et à l’homme afin de déterminer s’il existe des similitudes en termes de comportement et de modification de l’activité neuronale dans le réseau CBGT entre les 2 espèces. L’avantage de contrôler les paramètres du mouvement en plaçant l’animal et l’homme dans des conditions expérimentales similaires est de facilité la transposition des résultats de l’animal à l’homme et de permettre les corrélations entre le comportement et ces activités neuronales. Nous étudierons ainsi les performances motrices et le décours temporel des mouvements normaux (chez l’animal) et anormaux (akinésie et DILs chez l’animal rendu parkinsonien et chez les patients) de même que les relations temporelles (relation de phase/cohérence) et fréquentielles des activités neuronales enregistrées entre les différentes structures du réseau CBGT. Chez l’animal, nous pourrons comparer le comportement et les activités neuronales avant et après avoir rendu les animaux parkinsoniens, en l’absence de traitement (hypokinésie) et sous traitement par lévodopa (hyperkinésie). Chez les patients parkinsoniens, nous procèderons de façon similaire en comparant le comportement et les activités neuronales après sevrage (hypokinésie) et après ingestion de lévodopa (hyperkinésie). Cette approche exploratoire et translationnelle nous permettra de développer de nouveaux protocoles de stimulation (à quel moment stimuler par rapport au mouvement, avec quelle fréquence, avec quel patron de stimulation ou encore avec quelle amplitude) chez le singe parkinsonien qui pourront à terme être appliqués chez des patients neuro-stimulés, dans des conditions d’hypo- et d’hyper-kinésie.

Coordination du projet

Dominique GUEHL (Pôle Neurosciences Cliniques)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Pôle Neurosciences Cliniques
IMN Institut des Maladies Neurodégénératives

Aide de l'ANR 243 750 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2023 - 48 Mois

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