CE14 - Physiologie et physiopathologie 2023

Analyse intégrative des interactions monoxyde de carbone-microbiote dans l'obésité – CO-BACT

Résumé de soumission

Les altérations du microbiote intestinal (dysbiose) contribuent à l'obésité et aux morbidités associées. Sur la base des découvertes récentes du groupe Français selon lesquelles le monoxyde de carbone (CO) exogène réduit la prise de poids et les dérèglements métaboliques dans les souris obèses, et travaux pionniers de l'équipe Suisse sur la fonction du microbiote intestinal dans des conditions de bilan énergétique négatif, nous avons émis l’hypothèse que le CO offre ces bénéfices en reprogrammant le microbiote vers un phénotype sain pendant l'obésité. Pour explorer cette idée, deux leaders internationaux dans les domaines de la biologie du CO et du métabolisme utiliseront des approches multiomiques, biochimiques et pharmacologiques intégratives pour:
1) Rechercher si le CO modifie la composition du microbiote et module sa fonction dans l'obésité. On suppose que le CO favorisera la sélection d'espèces bactériennes qui produisent des effets métaboliques bénéfiques sur l'hôte, neutralisant ainsi l'obésité induite par un régime riche en graisses (HFD) et les maladies associées.
2) Déterminer si la transplantation de microbiote reprogrammé par le traitement au CO empêche le dysfonctionnement métabolique lié à l'obésité. Nous prédisons que la transplantation de microbiote à partir de souris traitées avec CO atténuera le dysfonctionnement métabolique dans l'obésité.
3) Décortiquer les mécanismes par lesquels le CO reprogramme le métabolisme global des différents organes dans l'obésité. Des approches utilisant la multiomique nous permettront de découvrir les voies de signalisation affectées par le CO, ainsi que les organes bénéficiant du traitement au CO.
4) Identifier si le traitement du microbiote isolé avec le CO peut améliorer le profil métabolique dans l'obésité. Les bactéries fécales cultivées en présence de CO ex vivo seront analysées pour découvrir les changements phénotypiques et la production des métabolites avant la transplantation chez les souris obèses.

Coordination du projet

Roberto MOTTERLINI (Institut Mondor de recherche biomédicale)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

IMRB Institut Mondor de recherche biomédicale

Aide de l'ANR 370 969 euros
Début et durée du projet scientifique : avril 2024 - 48 Mois

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