Processus autonomes et non-autonomes de la purge des entérocytes chez la drosophile – EC_PURGE_NON_AUTONOMY
Lors d’une exposition à une toxine bactérienne ou à des composés nocifs comme alcool ou caféine, les cellules intestinales réagissent très rapidement en expulsant leur cytoplasme apical, formant ainsi un épithélium aminci en près de trois heures. Les cellules intestinales récupèrent leur forme initiale en 9-20 heures. Cette purge intestinale permet d’expulser les substances intoxicantes ainsi que d’éliminer les organites cellulaires endommagés. Nous étudions les différentes phases de ce phénomène chez la drosophile et ici nous nous attachons à déchiffrer les processus cellulaires entrant en jeu pour déclencher la purge. Nos données nous incitent à penser qu’un enzyme normalement impliqué dans le déclenchement de la mort cellulaire programmée joue un double rôle non apoptotique aux deux pôles de la cellule intestinale. De manière surprenante, ce processus ne se limite pas à la cellule intestinale mais requiert un signal en provenance de cellules « sanguines » activées à proximité de l’intestin. Ce phénomène de purge implique l’ensemble de l’organisme et n’est donc pas limité aux seules cellules directement au contact des substances contaminantes.
Coordination du projet
Dominique FERRANDON (Modèles Insectes de l'Immunité Innée (UPR 9022))
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
M3I Modèles Insectes de l'Immunité Innée (UPR 9022)
IGBMC Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (UM 41 - UMR 7104 - UMR_S 1258)
Aide de l'ANR 660 807 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2023
- 42 Mois