Protection des zones de propagation des crises par les cellules Treg dans l'épilepsie du lobe temporal – RIPLEY
Une question fondamentale, toujours sans réponse, dans le domaine de l’épilepsie est de savoir si l’activité épileptique en tant que telle génère des lésions cérébrales. La réponse à cette question est importante pour la perception que les patients ont de leur maladie mais aussi pour le développement de nouvelles pistes thérapeutiques.
Des données cliniques et expérimentales récentes mettent en avant l’implication des lymphocytes T régulateurs (Treg) dans la progression de l’épilepsie du lobe temporal (TLE). Nos résultats préliminaires sur un modèle murin de TLE indiquent que la déplétion des Treg conduit à l’apparition de lésions (mort neuronale, gliose) dans les zones cérébrales dans lesquelles l’activité épileptique se propage, qui normalement ne sont pas lésées. Ces observations suggèrent donc que les Tregs protègent les zones de propagation contre l’apparition de lésions induites par l’activité épileptique. Notre hypothèse actuelle est que la microglie est impliquée dans ce processus de protection.
En combinant des approches électrophysiologiques, d’imagerie, de transcriptomique sur cellules uniques, de cytométrie en flux multiparamétrique et d’immunohistochimie, les objectifs de notre projet sont de : 1/ mieux caractériser l’état fonctionnel des réseaux neuronaux et gliaux dans les zones de propagation ; 2/ disséquer le rôle de la microglie dans la protection des zones de propagation par les Treg ; 3/ évaluer si cette protection dépend du recrutement des Tregs et d’autres effecteurs immunitaires dans le parenchyme et au niveau de barrières critiques du cerveau (méninges, plexus choroïdes) ; 4/ caractériser le phénotype et les fonctions des Tregs à la périphérie, au cours de la progression de la maladie, et dans les tissus post-chirurgicaux de patients atteints de TLE pharmacorésistante, en évaluant les corrélations potentielles avec leurs profils cliniques et les corréler à leurs profils cliniques.
En disséquant les mécanismes cellulaires et moléculaires de la protection des zones de propagation par les Tregs, ce projet identifiera des biomarqueurs centraux et périphériques de l’état fonctionnel des zones de propagation qui pourraient permettre une meilleure prise en charge des patients.
Coordination du projet
Etienne Audinat (Institut de Génomique Fonctionnelle)
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Partenariat
IGF Institut de Génomique Fonctionnelle
ICM Institut du Cerveau
CRSA Centre de Recherche Saint-Antoine
IGF Institut de Génomique Fonctionnelle
Aide de l'ANR 755 739 euros
Début et durée du projet scientifique :
octobre 2023
- 36 Mois