La régénération repose-t-elle sur les réseaux de régulation du développement embryonnaire? – RePlay
Certains animaux ont la capacité de régénérer leurs organes avec une grande fidélité au cours de la vie adulte; les organes régénérés sont identiques aux organes initialement produits au cours du développement embryonnaire. Cette capacité résulte-t-elle de la réutilisation des réseaux de régulation des gènes (GRN) embryonnaires, ou ces animaux ont-ils évolué des GRN uniques à la régénération? Notre projet abordera cette question chez le crustacé Parhyale hawaiensis, un modèle expérimental émergent pour l'étude de la régénération. Parhyale peut régénérer ses pattes avec une grande fidélité, tout au long de sa vie. Tout d'abord, nous collecterons des données sur l'accessibilité de la chromatine et les profils d'expression génique de dizaines de milliers de cellules à différents moments au cours du développement et de la régénération des pattes. En parallèle, nous déterminerons les préférences de liaison à l'ADN de l'ensemble des facteurs de transcription exprimés aux étapes pertinentes. Ces données serviront de base pour déduire les GRN qui sous-tendent le développement et la régénération des pattes, en corrélant l'expression des facteurs de transcription avec l'accessibilité de la chromatine et l'expression des gènes cibles putatifs, en utilisant des méthodes déjà établies. Nous comparerons les GRN prédits du développement et de la régénération pour identifier les éléments partagés ou divergents. Nous validerons expérimentalement les nœuds clés de ces GRN en utilisant des approches transgéniques. Découvrir si la régénération récapitule le développement est une étape clé pour comprendre les fondements génétiques et la dynamique évolutive de la régénération.
Coordination du projet
Michalis Averof (INSTITUT DE GENOMIQUE FONCTIONNELLE DE LYON)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
IGFL INSTITUT DE GENOMIQUE FONCTIONNELLE DE LYON
Aide de l'ANR 479 237 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2023
- 48 Mois