Etude du déclenchement de l'activation du noyau par les forces générée par le cytosquelette pendant la motilité cellulaire confinée – SQUEEZACTIV
Avec les progrès considérables de la biologie moléculaire et de la biochimie, l'étude des fonctions cellulaires est devenue possible par des systèmes contrôlés et l'utilisation de concepts de matière molle. L'assemblage dynamique du cytosquelette visco-élastique génère des forces et le mouvement cellulaire, une fonction appelée « motilité cellulaire » dont les grands principes sont aujourd'hui basés sur les déformations membranaires par le cytosquelette. Pourtant, aucun des modèles existants n'inclut la contribution du noyau, l'organite cellulaire le plus rigide. Parce que les cellules du corps doivent se faufiler dans des espaces étroits qui sont plus petits que la taille du noyau, et que les noyaux des cellules musculaires se déplacent et se déforment pendant la maturation cellulaire par l'action du cytosquelette, il est nécessaire de connaître comment le noyau contribue à la motilité cellulaire et comment il est activement déformé par le cytosquelette. Nous utiliserons des approches de matière molle combinées à la détermination de l'activité cellulaire par une analyse type équation de Langevin. De plus, la compression nucléaire produite pendant la motilité des cellules confinées active mécaniquement le contenu du noyau, un mécanisme appelé «mécano-transduction» qui peut affecter la distribution de la chromatine. Nous décrypterons le processus d'activation du noyau dans les cellules motiles en comparant la compression active et passive des cellules avec des outils microfluidiques. Nous extrairons, à partir de la forme nucléaire, des distributions de protéines et de chromatine, les contributions déterministes et stochastiques du mouvement. À l'aide d'outils biochimiques, nous modifierons l'activité de la motilité cellulaire et mesurerons quantitativement en quoi ces contributions diffèrent. Nous fournirons un cadre physique pour "mesurer" comment et de combien le noyau est activé, une approche qui ouvrira la voie au contrôle des destins cellulaires.
Coordination du projet
Cécile Sykes (Laboratoire de Physique de l'ENS)
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Partenariat
Institut national de la sante et de la recherche medicale
LPENS Laboratoire de Physique de l'ENS
Aide de l'ANR 475 221 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2022
- 42 Mois