Les champignons mycorhiziens arbusculaires comme régulateurs potentiels de l'impact du changement climatique sur le métabolome des plantes médicinales et aromatiques. – ACliMAP
Le changement climatique va menacer les écosystèmes dont les humains dépendent pour se soigner. Ce phénomène sera fortement prononcé pour les populations des pays en développement qui utilisent en première intention les plantes médicinales et aromatiques (PAM). Au cours de la dernière décennie, plusieurs PAM ont été inscrites à la Pharmacopée française et ont obtenu des autorisations de mise sur le marché sur la base de leurs propriétés anti-inflammatoires. Les facteurs biotiques et abiotiques peuvent influencer à la fois la croissance des PAM et leur teneur en métabolites spécifiques. L'augmentation du CO2 atmosphérique et de la température ou la sécheresse sont des désordres climatiques majeurs qui ont des conséquences variables selon les classes de métabolites. D'autre part, les champignons mycorhiziens arbusculaires (CMA) peuvent modifier les métabolites spécifiques des PAM en activant des voies métaboliques. Plusieurs études cliniques ont montré des activités anti-inflammatoires chez les PAM mais elles ont souvent considéré un seul composé actif, omettant la combinaison complexe contribuant aux effets holistiques des PAM. Les CMA sont des symbiotes obligatoires ayant un énorme potentiel pour améliorer la croissance des plantes par différents mécanismes, notamment une nutrition minérale accrue, la résistance à la sécheresse et aux maladies et la productivité des plantes en échange de carbone. Deux approches métabolomiques basées sur la résonance magnétique nucléaire du proton et la spectrométrie de masse à haute résolution pourraient conduire à la découverte de nouveaux modèles dans la compréhension des interactions biotiques et abiotiques. Un consortium de recherche comprenant quatre instituts et un partenaire privé aux expertises complémentaires a été mis en place pour comprendre l'impact du changement climatique sur le métabolome et les activités anti-inflammatoires des PAM tropicales et évaluer les CMA comme régulateurs du stress environnemental.
Coordination du projet
Nicolas Lebouvier (Université Nouvelle Calédonie)
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Partenariat
ISIS Institut de science et d'ingénierie supramoléculaires (UMR 7006)
IAC Institut Agronomique Neo-Caledonien
ISEA Université Nouvelle Calédonie
Aura Pacifica
IPNC Institut Pasteur
Aide de l'ANR 629 352 euros
Début et durée du projet scientifique :
janvier 2023
- 48 Mois