Résilience - COVID-19 - Résilience - Coronavirus disease 2019 2021

Conséquences à long terme du COVID-19 chez les patients hospitalisés : impact sur la consommation de soins de santé et facteurs de risque associés – Long-COCO

Résumé de soumission

Une grande partie des patients infectés par le SARS-CoV-2 présentent des symptômes persistants après l'infection, parfois plusieurs mois après l'apparition des premiers symptômes. C'est notamment le cas des formes graves de COVID-19 nécessitant une hospitalisation. Certaines études montrent qu'environ 75% des patients atteints de COVID-19 nécessitant une hospitalisation signalent des symptômes persistants jusqu'à 6 mois après leur sortie. Le tableau clinique associé est variable : fatigue, dyspnée, douleurs thoraciques, fatigue musculaire, troubles du sommeil, anxiété ou troubles dépressifs. Cette persistance des symptômes suite à l'infection, dite « COVID long », est devenue un sujet de plus en plus préoccupant, avec l'Organisation Mondiale de la Santé et la Haute Autorité de Santé appelant à des recherches pour mieux comprendre les causes et les conséquences de cette affection. En effet, ces « COVID longs » peuvent avoir de lourdes conséquences médico-économiques, et nous devons étudier ce phénomène pour avoir une vision complète du défi de santé publique imposé par la pandémie.

Dans ce projet, nous souhaitons utiliser les bases de données de l'assurance maladie pour décrire la consommation de soins des patients suite à un COVID-19 nécessitant une hospitalisation en France, identifier les individus en dehors de la consommation normale de soins et les caractériser. Nous utiliserons l'Echantillon Généraliste des Bénéficiaires (EGB), qui représente 1 / 97ème de la population assurée par le système public d'assurance maladie en France. Cette base de données comprend des données sociodémographiques, l'existence d'affections de longue durée, la date d'hospitalisation (le cas échéant) et le diagnostic associé, ainsi que la consommation de soins de santé chez les médecins libéraux, dans les hôpitaux et dans les pharmacies. Nous identifierons les cas hospitalisés de COVID-19 dans cette base de données (environ 2300 personnes) et associerons, à chacun d'eux, 4 témoins avec les mêmes sexe, année de naissance, régime d'assurance, zone géographique et avec les mêmes affections de longue durée. Nous utiliserons une analyse de séquences et des méthodes de classification non-supervisées pour attribuer chaque cas à un sous-groupe correspondant à la trajectoire de consommation de soins survenus dans les 6 mois suivant la sortie de l'hôpital. En décrivant les parcours de soins dans chaque sous-groupe et parmi les témoins appariés, nous pourrons identifier des profils s’écartant de la consommation habituelle de soins de santé et quantifier la surconsommation parmi une partie de ces cas, dont nous supposons qu'elle sera due à des symptômes persistants. Enfin, nous effectuerons la même analyse pour chaque sous-séquence de consommation de soins une par une : le nombre de visites chez le médecin généraliste, le nombre de visites chez un médecin spécialiste, le nombre de visites chez un paramédical, le nombre de jours d'hospitalisations et la consommation de médicaments sur prescription.

Cette étude constituera une première étape dans l'évaluation des conséquences économiques à long terme des infections au COVID-19 en France. Les résultats permettront de mieux prendre en compte ces COVID longs dans les recommandations de santé publique. Plus particulièrement, ils pourraient être utilisés dans les analyses de modélisation de l'efficacité et du coût-efficacité des traitements contre le SARS-CoV-2 actuellement en cours d'essais cliniques. Cette étude constituera une première étape dans l'évaluation des conséquences économiques à long terme des infections au COVID-19 en France. Les résultats permettront de mieux prendre en compte dans les mesures de santé publique ces COVID longs. Plus particulièrement, ils pourraient être utilisés dans la modélisation de l'efficacité et du rapport coût-efficacité de la prévention et des traitements contre le SARS-CoV-2 qui sont actuellement en cours dans des essais cliniques.

Coordination du projet

Sylvie Deuffic-Burban (Infection, anti-microbien, modélisation, évolution)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Université de Lille
IAME Infection, anti-microbien, modélisation, évolution

Aide de l'ANR 65 100 euros
Début et durée du projet scientifique : août 2021 - 12 Mois

Liens utiles

Explorez notre base de projets financés

 

 

L’ANR met à disposition ses jeux de données sur les projets, cliquez ici pour en savoir plus.

Inscrivez-vous à notre newsletter
pour recevoir nos actualités
S'inscrire à notre newsletter