RA-COVID-19 V12 - Recherche - Action Coronavirus disease 2019 - Vague 12 2021

Comparaison des réponses immunes effectrices humorales et cellulaire T mémoires anti-SARS-CoV-2 chez des enfants présentant différents niveaux d’immunodépression: une étude cas-controles – PEDIMMCO

Résumé de soumission

Il est actuellement difficile de connaître la proportion d'enfants protégés pendant l’épidémie de SARS-CoV-2. De plus, on ne sait toujours pas si les réponses immunitaires adaptatives au SARS-CoV-2 sont protectrices. Ces connaissances présentent un intérêt immédiat, car elles permettront de mieux comprendre l'immunité contre l'infection par le SARS-CoV-2 et de définir les futures stratégies d'immunisation. D'autre part, l’infection par le SARS -Cov-2 est associée à un taux global de complications plus élevé chez les patients immunodéprimés que dans la population générale. Cependant, la gravité de l'infection COVID-19 varie selon les différentes populations immunodéprimées, en lien avec le degré et le type d'immunosuppression. Il est donc nécessaire de procéder à une évaluation quantitative et qualitative des réponses spécifiques B et T chez les enfants infectés par le COVID-19 présentant une perturbation acquise ou iatrogène de leur système immunitaire.
Nous prévoyons donc d'analyser les réponses humorales et des cellules T mémoire anti-SARS-CoV-2, chez des enfants présentant différents niveaux/types d'immunosuppression et des témoins sains suivis dans 4 hôpitaux universitaires de Paris, afin de déterminer et de comparer la quantité et la qualité de leurs réponses humorales et des cellules T mémoire spécifiques du SARS -CoV-2.
Les enfants seront inclus prospectivement dans cette étude cas-control au cours de venue pour le suivi habituel de leur pathologie de référence et des échantillons de sang supplémentaires pour l’étude seront prélevés lors de la prise de sang nécessaire pour les soins conventionnels. Plusieurs groupes d'enfants immunodéprimés (enfants infectés par le VIH, hématopathie maligne traitée par chimiothérapie conventionnelle ou par greffe de cellules souches allogéniques, maladie inflammatoire de l'intestin traitée par un anti-TNF, arthrite juvénile idiopathique traitée par le méthotrexate, enfants traités par greffe rénale) et des enfants considérés comme témoins (consultation dans le service de chirurgie pédiatrique) seront inclus.
Les réponses humorales spécifiques seront évaluées par quantification des anticorps anti-SARS-CoV-2 (IgG et IgM) (Chimiluminescence) et des anticorps neutralisant le SARS-CoV-2 (test de neutralisation avec pseudovirus). Les cellules T mémoire anti-SARS-CoV-2 seront évaluées dans un sous-groupe de patients ayant des anticorps spécifiques, par détection intracellulaire de cytokines (IFN, IL2, TNF) en cytométrie de flux. En l'absence de détection de cellules T spécifiques ex vivo, une analyse in vitro des réponses T mémoires sera effectuée par un test IFN- ELISpot après 11 jours de stimulation avec des peptides spécifiques.
L'inclusion des patients, l'analyse de l’objectif principal (taux de patients ayant une immunisation humorale contre le SARS-CoV-2 dans différents groupes d'enfants immunodéprimés par rapport aux enfants témoins), et l'analyse des objectifs secondaires (réponses humorales et réponses T anti-SARS-CoV-2, lien entre les réponses immunitaires humorales et cellulaires anti-SARS-CoV-2) seront réalisées en 12 mois.
Cette étude spécifique de la population pédiatrique est particulièrement importante pour déterminer leur potentiel de protection individuelle et collective, notamment en ce qui concerne les enfants immunodéprimés. De plus, en termes de bénéfices collectifs, cette étude devrait permettre d'adapter le niveau de protection nécessaire à ces enfants plus exposés vis-à-vis du risque d'infection par le SARS-CoV-2. Enfin, la vaccination des patients immunodéprimés est une priorité importante comme mis en évidence lors de la pandémie de grippe H1N1 de 2009. Il est donc important de mener des recherches supplémentaires pour caractériser des réponses immunitaires spécifiques dans les populations recevant différents régimes immunosuppresseurs pour permettre d'adapter les futures stratégies de vaccination contre le SARS-CoV-2 lorsqu'elles seront disponibles.

Coordination du projet

GUISLAINE CARCELAIN (DMU APHP.Nord : Biologie et Génomique médicales - Université de Paris)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

GenCellDi Génomes, biologie cellulaire et thérapeutiques / GENomesand CELL biology Diseases
BIOGeM DMU APHP.Nord : Biologie et Génomique médicales - Université de Paris
BIOGeM DMU APHP.Nord : Biologie et Génomique médicales - Université de Paris
PRISME DMU APHP.Nord : Pharmacies, Produits de Santé, Recherche clinique, Information médicale, Santé Publique hospitalière, Méthodes en évaluation, Epidémiologie

Aide de l'ANR 151 799 euros
Début et durée du projet scientifique : avril 2021 - 12 Mois

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