Les médiateurs culturels et scientifiques entre Cuba et l'Europe francophone (1952-1971) – CUBANEXUS
CUBANEXUS
Les médiateurs culturels et scientifiques entre Cuba et l'Europe francophone (1952-1971) Ce projet s’efforce d’étudier le rôle des médiateurs culturels et scientifiques entre Cuba et la francophonie européenne (France, Belgique, Suisse) de 1952 à 1971.
Enjeux et objectif :
Quatre objectifs de recherche ont été définis : 1) Identifier les principaux médiateurs scientifiques et culturels entre les deux régions ; 2) Évaluer leur influence dans le façonnement des interactions culturelles et scientifiques, ainsi que dans les représentations sociales de chaque communauté ; 3) Ériger un réseau de chercheurs cubains (Université de La Havane, Casa de las Américas, Institut d’histoire de Cuba) et européens (CRLA-Archivos, STSLab) ; 4) Produire un certain nombre de « livrables » (« fonds Cuba », inventaire des médiateurs, livre traduit en espagnol, deux articles, conférence, exposition de photos).
Notre plan de travail se décline en trois démarches principales, subdivisées à leur tour en plusieurs tâches. Un premier pas indispensable consiste à identifier les médiateurs francophones et cubains ayant contribué au renforcement de la connaissance réciproque, ce qui amènera à entamer une recherche bibliographique approfondie (tâche 1A) pour ensuite élaborer un inventaire rassemblant les noms et les données principales de chaque protagoniste sélectionné (tâche 1B). La deuxième démarche débouchera sur la compilation d’un large éventail de sources non publiées (écrites et orales), pour laquelle nous bénéficierons de la collaboration de nos partenaires scientifiques. Ces données seront recueillies en France (tâche 2A), en Belgique (tâche 2B), en Suisse (tâche 2C) et à Cuba (tâche 2D). Le troisième point du programme scientifique suppose la mise en œuvre de productions scientifiques destinées à faire avancer la recherche sur le sujet que nous abordons. Chaque livrable est associé à une tâche : la mise à disposition sur Internet d’un inventaire réunissant les données des médiateurs identifiés (tâche 3A) ; l’organisation d’un colloque international couplé d’une exposition photographique dévoilant des images inédites des années 1960 à Cuba (tâche 3B) ; la numérisation du « fonds Cuba » qui viendrait enrichir la collection du CRLA-Archivos (tâche 3C) ; la publication de deux articles et d’un livre sur le rôle des médiateurs entre Cuba et l’Europe francophone, suivi de sa traduction en espagnol (tâche 3D).
Résultats finaux :
Trois articles publiés dans des revues à comité de lecture (Cahiers des Amériques latines, Journal of Cold War Studies, Revue internationale des études du développement).
Un livre à paraître, intitulé : Les relations Cuba–France à travers le regard de médiateurs et médiatrices : Arts, sciences et politique, 1952–1971.
Consultation de nombreuses archives en France (ministère des Affaires étrangères ; archives du PCF ; fonds Daniel Guérin, Nathalie Sarraute, Anne Philipe, Jean Pronteau, Édouard Glissant, Pierre Naville, Gisèle Halimi, Michel Leiris, Michel Delluc, Didier Dacunha-Castelle), en Suisse (CICR ; fonds Michel Contat, etc.) et à Cuba (ministère des Relations internationales, Casa de las Américas, etc.).
Traitement et numérisation de trois fonds d’archives : fonds Eduardo Manet, fonds Didier Dacunha-Castelle, fonds Nivaria Tejera–Fayad Jamís.
Réalisation de plusieurs entretiens.
Organisation de deux colloques.
Mise en ligne d’un carnet de recherche consacré au projet CUBANEXUS : cubanexus.hypotheses.org (il présente une partie des fonds d’archives traités ainsi qu’une base de données des médiateurs et médiatrices).
Toutes les coopérations nouées avec les partenaires ont vocation à se pérenniser dans le cadre d'autres projets collectifs. Nous avons décidé collectivement de poursuivre nos travaux sur la notion de médiation (notamment culturelle), que nous souhaitons désormais appliquer à l’ensemble de l’Europe — et non plus la restreindre à l’aire francophone —, voire au-delà de Cuba. Par exemple, je suis impliqué dans le projet ANR de Fatiha Idmhand, « Pablo Picasso en toutes lettres – CARTAS », destiné à étudier les interactions globales du peintre, notamment avec l’Amérique latine, domaine dans lequel ma contribution est sollicitée. En tant que porteur de ce projet, j’envisage de réfléchir sérieusement aux retombées de CUBANEXUS, en vue de proposer un projet de recherche à soumettre au Conseil européen de la recherche (ERC), dans le cadre d’un Consolidator Grant, à l’horizon 2028.
En partant de l’hypothèse que le monde francophone européen a exercé un impact à Cuba -et que cette influence fut réciproque, surtout après 1959 –, ce projet s’efforce d’étudier le rôle des médiateurs culturels et scientifiques entre Cuba et la francophonie européenne (France, Belgique, Suisse) de 1952 à 1971. Quatre objectifs de recherche ont été définis : 1) Identifier les principaux médiateurs scientifiques et culturels entre les deux régions ; 2) Évaluer leur influence dans le façonnement des interactions culturelles et scientifiques, ainsi que dans les représentations sociales de chaque communauté ; 3) Ériger un réseau de chercheurs cubains (Université de La Havane, Casa de las Américas, Institut d’histoire de Cuba) et européens (CRLA-Archivos, STSLab) ; 4) Produire un certain nombre de « livrables » (« fonds Cuba », inventaire des médiateurs, livre traduit en espagnol, deux articles, conférence, exposition de photos). Atteindre ces objectifs nous permettra de surmonter les limites de l'historiographie sur les relations Europe-Cuba en nous intéressant notamment à deux pays rarement étudiés (la Belgique et la Suisse) et en réexaminant la chronologie traditionnelle de l’histoire contemporaine de l’île. Ainsi, nous tenterons de déceler les continuités et ruptures des rapports bilatéraux avant et après la révolution de 1959, année souvent conçue par les spécialistes de l’histoire cubaine comme un moment de rupture radicale.
Pour ce faire, nous envisageons de rassembler un corpus conséquent de sources inédites qui seront susceptibles de renouveler l’état de la recherche concernant les échanges entre Cuba et l’Europe francophone : sources diplomatiques émanant des ministères des affaires étrangères de Cuba, France, Belgique et Suisse ; archives de partis politiques ayant entretenu des liens étroits avec des intermédiaires cubains ; fonds de la Casa de las Américas. Nous allons également effectuer un maximum d’entretiens (certains ont déjà été réalisés) avec des acteurs qui ont donné forme aux interactions entre les deux régions étudiées, ce qui débouchera sur la production et la mise à disposition de nouveaux témoignages.
Notre plan de travail se décline en trois démarches principales, subdivisées à leur tour en plusieurs tâches. Un premier pas indispensable consiste à identifier les médiateurs francophones et cubains ayant contribué au renforcement de la connaissance réciproque, ce qui amènera à entamer une recherche bibliographique approfondie (tâche 1A) pour ensuite élaborer un inventaire rassemblant les noms et les données principales de chaque protagoniste sélectionné (tâche 1B). La deuxième démarche débouchera sur la compilation d’un large éventail de sources non publiées (écrites et orales), pour laquelle nous bénéficierons de la collaboration de nos partenaires scientifiques. Ces données seront recueillies en France (tâche 2A), en Belgique (tâche 2B), en Suisse (tâche 2C) et à Cuba (tâche 2D). Le troisième point du programme scientifique suppose la mise en œuvre de productions scientifiques destinées à faire avancer la recherche sur le sujet que nous abordons. Chaque livrable est associé à une tâche : la mise à disposition sur Internet d’un inventaire réunissant les données des médiateurs identifiés (tâche 3A) ; l’organisation d’un colloque international couplé d’une exposition photographique dévoilant des images inédites des années 1960 à Cuba (tâche 3B) ; la numérisation du « fonds Cuba » qui viendrait enrichir la collection du CRLA-Archivos (tâche 3C) ; la publication de deux articles et d’un livre sur le rôle des médiateurs entre Cuba et l’Europe francophone, suivi de sa traduction en espagnol (tâche 3D).
Pour parvenir à nos objectifs et mener ces tâches, nous sollicitons à l’ANR la somme de 178 200€.
Coordination du projet
Rafael Pedemonte (Institut des Textes et Manuscrits Modernes)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
ITEM Institut des Textes et Manuscrits Modernes
IHC Instituto de Historia / Grupo de Estudios Neo-coloniales
STS Lab Université de Lausanne / Etudes sociales des sciences (STS Lab)
CASA Casa de las Américas / Centro de Investigaciones Literarias
UH Universidad de La Habana / Departamento de Historia
Aide de l'ANR 178 200 euros
Début et durée du projet scientifique :
janvier 2022
- 36 Mois