CE18 - Innovation biomédicale 2021

Nouveaux composés pour le traitement de l’insuffisance rénale chronique – treatCKD

Nouveaux composés pour le traitement de la maladie rénale chronique.

La maladie rénale chronique a un impact significatif sur la santé mondiale, entraînant une diminution de la qualité de vie, un risque accru d'événements cardiovasculaires et des coûts de santé élevés. Elle progresse souvent silencieusement jusqu'aux stades avancés, nécessitant des traitements coûteux comme la dialyse ou la transplantation. La détection précoce et l'intervention sont cruciales. Le but du projet était d'étudier l'impact de composés potentiellement néphroprotecteurs.

L'objectif général du projet était de vérifier l'efficacité de composés potentiellement anti-fibrotiques dans la protection contre la maladie rénale chronique.

L'objectif du projet était de vérifier l'efficacité de nouveaux composés dans différents modèles de maladie rénale chronique, y compris : - un modèle de souris de maladie rénale chronique induite par le diabète de type I (InsAkita). - un modèle de souris de maladie rénale chronique induite par le diabète de type II (db/db). - un modèle de souris de maladie rénale chronique rapidement progressive (souris-A). - un modèle de maladie rénale chronique chez le rat (néphrectomie subtotale, SNX). Ces modèles représentent des maladies rénales fréquents (modèle murin de diabète de type II et modèle de maladie rénale chronique chez le rat) et plus rares (diabète de type I et A). Un second objectif consiste à étudier les mécanismes moléculaires détaillés des effets protecteurs.

Souris et modèles cellulaires

Un article de revue a été produit mettant en avant les mécanismes de la maladie rénale chronique. Expérimentalement, nous avons étudié l'impact du DMAPT dans des modèles pertinents de maladie rénale chronique chez différentes espèces.

 

Chez la souris :

- Le traitement par DMAPT des souris A prévient l'augmentation de l'albuminurie, quel que soit le sexe, et prévient la réduction du DFG, l'urémie et l'augmentation de la créatinine de manière spécifique chez les souris femelles.

- Le DMAPT prévient l'hypertrophie rénale de manière spécifique chez les souris-A femelles.

- Le DMAPT prévient les lésions rénales de manière spécifique chez les souris-A femelles.

- Le DMAPT prévient la fibrose, l'infiltration macrophagique et l'inflammation dans le rein des souris-A de manière spécifique chez les femelles.

- Le modèle db/db ne présentant pas de maladie rénale chronique claire a été abandonné.

 

Chez le rat :

- La réduction de l'albumine urinaire suggère un effet protecteur du DMAPT contre les lésions rénales dans le modèle SNX chez le rat.

- Le DMAPT réduit l'accumulation de collagène I dans le rein du rat SNX.

- Le DMAPT réduit l'inflammation rénale dans le rein du rat SNX, mesurée par l'expression de MCP-1.

Le DMAPT semble être un médicament très intéressant avec des capacités protectrices, au moins aussi puissantes que les médicaments actuellement utilisé en clinique. De manière intéressante, lors de l'étude des effets protecteurs du DMAPT chez les souris, nous avons identifié un impact clair du traitement en fonction du sexe. La valeur ajoutée du DMAPT aux médicaments standards et le mécanisme du dimorphisme sexuel du DMAPT restent à être étudiés.

Résumé de soumission

En 2017, on estimait à 850 millions le nombre de personnes atteintes d’IRC, soit environ 11% de la population mondiale. Le projet treatCKD vise à réunir des données précliniques pour deux nouveaux candidats-médicaments innovants pour traiter l’IRC. Ces composés répondent à un besoin médical non satisfait en ciblant un mécanisme clé (l’apparition de myofibroblastes) de l’IRC ou l’inversion de la signature glomérulaire globale de l’IRC. treatCKD se concentre sur la validation de l’efficacité de ces deux composés dans un large panel de modèles animaux mâles et femelles d’IRC établis, avec comme priorité des perspectives translationnelles incluant des résultats humanisés, la recherche d’effets indésirables, la synergie avec les médicaments actuellement utilisés, et des analyses de biologie des systèmes pour valider les mécanismes ciblés et la détermination d’effets non-ciblés. En parallèle, nous élaborerons une stratégie de valorisation dans le cadre de cette collaboration public/privé.

Coordination du projet

Joost SCHANSTRA (INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

RDN RD Néphrologie SAS / Recherche et Développement
Inserm I2MC INSTITUT NATIONAL DE LA SANTE ET DE LA RECHERCHE MEDICALE

Aide de l'ANR 456 203 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2021 - 36 Mois

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