CE20 - Biologie des animaux, des organismes photosynthétiques et des microorganismes 2020

CelBoVax: Nouvelle approche intégrée pour façonner la réponse immunitaire cellulaire chez le bovin – CelBoVax

Utilisation de la levure du boulanger pour la vaccination des bovins

Limiter l’usage des antibiotiques est un enjeu prioritaire pour les filières de l’élevage. Dans cette perspective, la réduction de l’incidence et de la sévérité des infections par la vaccination constituerait une avancée indéniable. Des alternatives aux vaccins ciblant la réponse humorale demeure un besoin dans la lutte contre les mammites

Développement de vaccins innovants contre les mammites pour réduire l’utilisation d’antibiotiques en élevage laitier

Le projet CelBoVax a pour but la production de vaccins de dernière génération capables induire une immunité cellulaire chez le bovin. Comme preuve de concept, nous avons ciblé Staphylococcus aureus, un pathogène majeur des vaches laitières. Ce projet aborde le développement et la sélection de vecteurs d’antigène basés sur la levure Saccharomyces cerevisiae, l’identification d’antigènes bactériens d’intérêt et la mise en place de stratégies pour l’analyse in vivo des vaccins candidats.

Nous avons développé et testé différentes formulations vaccinales basées sur des souches mutantes de Saccharomyces cerevisiae. Dans le but de limiter l’impact éthique de notre projet, nous avons évalué la capacité des souches de levure à stimuler la réponse à médiation cellulaire chez les bovins en utilisant des approches in vitro et ex vivo. Ces analyses nous ont permis de développer quatre vecteurs d’antigène présentant des propriétés adjuvantes et des systèmes d’expression d’antigènes hétérologues différents. Suite à la sélection d’antigènes modèle et bactériens issus de différentes approches in vitro et des données de la littérature, quatre formulations vaccinales prototype ont été évaluées in vivo, chez la vache laitière.

Nos résultats ont mis en évidence que les formulations vaccinales basées sur la levure, associées à un protocole de primovaccination systémique suivi d’un rappel intramammaire, sont capables d’induire la réponse des cellules immunitaires impliquées dans la défense de la glande mammaire des vaches laitières. Ces observations suggèrent que notre approche représente une alternative moins complexe et plus efficace que les stratégies vaccinales contre les mammites actuellement disponibles.

Nos travaux ont abouti au dépôt d’un brevet, à sept publications, deux manuscrits en cours de rédaction et à un projet de prématuration ayant pour but de développer à moyen terme des nouveaux vaccins pour le bétail dans le cadre d’un futur partenariat avec un acteur de l’industrie pharmaceutique vétérinaire en France.

Nos travaux ont abouti au dépôt d’un brevet, à sept publications, deux manuscrits en cours de rédaction et à un projet de prématuration ayant pour but de développer à moyen terme des nouveaux vaccins pour le bétail dans le cadre d’un futur partenariat avec un acteur de l’industrie pharmaceutique vétérinaire en France.

Limiter l’usage des antibiotiques représente un enjeu prioritaire pour les filières de l’élevage. Dans cette perspective, la vaccination jeu un rôle important dans la réduction de l’incidence et sévérité des infections. Des alternatives aux vaccins ciblant la réponse humorale demeure un besoin dans la lutte contre plusieurs maladies des animaux. CelBoVax a ainsi pour but de mettre en place une approche innovante pour la production de vaccins de dernière génération induisant l’immunité cellulaire chez le bovin. Comme preuve de concept, nous ciblons Staphylococcus aureus, un pathogène majeur des vaches laitières. En utilisant une stratégie multidisciplinaire, ce projet abordera chaque étape de la production d’un vaccin prototype qui inclura: le développement et la sélection de vecteurs d’antigène basés sur la levure, l’identification d’antigènes d’intérêt par des analyses protéomiques et in silico et la mise en place de stratégies abordables pour l’analyse in vivo des vaccins candidats.

Coordination du projet

Rodrigo Prado Martins (Infectiologie et Santé Publique)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

INRAE - ISP Infectiologie et Santé Publique

Aide de l'ANR 339 999 euros
Début et durée du projet scientifique : mars 2021 - 42 Mois

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