CE20 - Biologie des animaux, des végétaux et des microorganimes / Biotechnologies

Induction des réponses pathogenesis-related par le fort CO2 chez les plantes: signalisation, voies métaboliques, et impact agronomique – HIPATH

Résumé de soumission

Malgré l’impact préoccupant du changement climatique sur les productions végétales, les connaissances disponibles sur les conséquences d’un taux accru de CO2 sur les maladies des plantes cultivées sont fragmentaires. Nous avons récemment établi qu’un fort taux de CO2 induit à lui seul des réponses de défense chez Arabidopsis, le haricot commun et le blé. Le projet HIPATH fédère six équipes de deux laboratoires différents pour déterminer comment un tel effet peut modifier la productivité et la résistance des espèces végétales aux agents pathogènes et afin d’en comprendre le mécanisme. HIPATH visera à identifier des gènes impliqués à l’interface entre perception du taux élevé de CO2 et réponses de défense, mettre en évidence d’éventuelles spécificités dicotylédones / monocotylédones, caractériser l’impact du fort CO2 sur les réponses de défense en conditions de plein champ, et étudier de façon ciblée la variabilité génétique naturelle pour l’exploiter dans des programmes de sélection. Dans le but d’identifier des spécificités taxonomiques de l’effet du fort CO2, les recherches seront menées chez plusieurs espèces. Le choix d’Arabidopsis favorisera des progrès rapides, grâce aux cribles génétiques, alors que l’effet du fort CO2 seront sur les réponses aux stress biotiques sera également examiné chez une plante dicot d’importance agronomique (le haricot), ainsi que deux monocots, la plant modèle Brachypodium et le blé. Le programme de travail est conçu pour générer de nouvelles informations sur la signalisation liée au CO2, dans les buts d’identifier des liens entre les voies métaboliques primaires et secondaires, de fournir de nouveaux éléments sur les voies de synthèse de l’acide salicylique chez les plantes, et d’évaluer l’impact du CO2 sur les réponses aux stress biotiques chez des différents génotypes de blé cultivés en plein champ. Des connaissances fondamentales générées dans ces domaines devront contribuer à une meilleure compréhension des conséquences d’un taux de CO2 augmenté pour la croissance des plantes, et donc aux efforts de prédire les rendements agricoles dans le contexte du changement climatique. Elles pourront également apporter des éléments utiles pour les tentatives cherchant à optimiser des conditions de “priming” qui permettent une activation plus efficace des défenses des plantes contre les envahisseurs pathogènes.

Coordinateur du projet

Université Paris Sud - Institut de Plant Sciences Paris Saclay (IPS2) (Laboratoire public)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

PHénotypage Au Champ des Céréales (PHACC)
Institut des Sciences des Plantes de Paris Saclay - UMR INRA 1403
Genetics, Diversity and Ecophysiology of Cereals (GDEC)
Université Paris Sud - Institut de Plant Sciences Paris Saclay (IPS2)

Aide de l'ANR 509 591 euros
Début et durée du projet scientifique : mars 2018 - 48 Mois

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