DS0410 - 2016

Diagnostic cutané de la borréliose de Lyme tardive – DIABOLYC

Résumé de soumission

La borréliose de Lyme est la première maladie à transmission vectorielle de l’hémisphère nord. C’est une infection bactérienne transmise par une tique dure du genre Ixodes. Dans la physiopathologie de la maladie, la peau est une interface essentielle puisqu’à ce niveau la tique inocule la bactérie du genre Borrelia, qui s’y multiplie localement puis dissémine ensuite vers les organes cibles : l’articulation, le cœur, le système nerveux et la peau à distance. Malgré cette dissémination, un certain nombre de bactéries persistent dans la peau pendant plusieurs mois en absence de traitement antibiotique, du moins dans le modèle murin. Cette persistance cutanée n’est pas établie pour l’instant chez l’homme. Une antibiothérapie de 2 à 3 semaines est en général suffisante pour éradiquer la bactérie de l’organisme. Le diagnostic actuel repose principalement sur un examen clinique du patient couplé à la sérologie en deux temps (ELISA et Western Blot) mais cette technique indirecte ne met pas en évidence une infection active. Le diagnostic direct utilisé le plus souvent en confirmation, fait appel à la culture, souvent longue et fastidieuse, et à la PCR. Le diagnostic précoce ne pose en général aucun problème du fait du signe pathognomonique de la maladie : l’érythème migrans. Cependant, cette manifestation n’est pas présente chez tous les patients : seul 80 % de la population présente cette manifestation. En revanche, le diagnostic tardif est plus complexe compte tenu de la multitude des organes potentiellement cible de la bactérie. Pour certains patients, on parle de maladie de Lyme chronique ou de maladie réfractaire aux antibiotiques, mais ces deux notions sont controversées car le plus souvent aucune bactérie vivante n’est détectée.
Afin de palier ce problème, nous avons déjà mis au point une approche protéomique ciblée par spectrométrie de masse SRM (Selected Reaction Monitoring) qui a permis de détecter des protéines bactériennes dans la peau lors d’une infection précoce (érythème migrans) sur modèle murin. Cette technique a ensuite été validée chez quelques patients. Dans le cadre de ce projet nous planifions de détecter des marqueurs d’infection active dans les infections disséminées. La persistance de la bactérie dans la peau chez l’animal devrait nous permettre de détecter des marqueurs d’infection tardive chez la souris, que nous validerons ensuite chez des patients présentant des infections disséminées, où souvent un vrai problème de diagnostic se pose. En cas d’échec de détection dans la peau, nous rechercherons des marqueurs d’infection tardive dans le liquide céphalo-rachidien (neuroborréliose) ou dans le liquide/ la membrane synovial pour les atteintes articulaires.

Coordination du projet

Nathalie BOULANGER (Virulence Bactérienne Précoce - Université de Strasbourg)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

IPHC - LSMBO Institut Pluridisciplinaire Hubert Curien - Laboratoire de Spectrométrie de Masse BioOrganique
Groupe Borréliose de Lyme - UNISTRA Virulence Bactérienne Précoce - Université de Strasbourg

Aide de l'ANR 352 080 euros
Début et durée du projet scientifique : septembre 2016 - 36 Mois

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