ALID - Systèmes Alimentaires Durables - Edition 2013

Consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique: déterminants et motivation vis-à-vis de la durabilité, impact nutritionnel, économique, environnemental et toxicologique – BioNutriNet

Résumé de soumission

Les données existantes suggèrent que les habitudes alimentaires et les modes de vie dans la plupart des pays industrialisés ne sont pas optimaux pour la santé. Par ailleurs, la durabilité des systèmes alimentaires (utilisation de l'énergie, des terres et de l'eau, la préservation des écosystèmes, de la biodiversité) constituent un enjeu majeur. Certains systèmes présentent un intérêt particulier en raison de leur impact limité sur l'environnement. C'est dans ce contexte que la production alimentaire issue de l'agriculture biologique a nettement augmenté au cours des dernières années pour atteindre 3 à 20% de la superficie agricole dans les pays de l'Union européenne et 0,6% de la superficie agricole aux Etats-Unis. Par ailleurs la demande des consommateurs vis-à-vis des produits Bio est en constante augmentation avec une augmentation annuelle de la production supérieure à 10% qui a atteint au niveau mondial 700 millions de tonnes soit une part de marché d'environ 60 milliards de dollars.
En 2010, les États-Unis, l'Allemagne et la France étaient les pays présentant les parts de marchés les plus importantes. Peu d'informations collectées sur de larges échantillons sont disponibles concernant les déterminants, les motivations, les profils sociodémographiques, les consommations alimentaires, les apports en nutriments et le statut nutritionnel et toxicologique des consommateurs de d'aliments Bio comparativement aux non-consommateurs.

Le projet BioNutriNet vise à décrire via une approche globale transdisciplinaire les profils des consommateurs selon le niveau de consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique. Ce projet reposera sur des données individuelles recueillies dans le cadre de l'étude NutriNet-Santé, vaste cohorte prospective lancée en mai 2009, dont le suivi est réalisé par questionnaire auto-administré sur Internet et pour laquelle des données biologiques (sérum, plasma, urines) sont disponibles sur un sous-échantillon. Ce projet regroupe des partenaires variés (épidémiologistes, nutritionnistes, biologistes, économistes et agronomes).

Le premier objectif est d'évaluer quantitativement la consommation alimentaire d'aliments issus de l'agriculture biologique et conventionnelle. La part relative des aliments issus de l'agriculture biologique dans le régime alimentaire global sera déterminée.

Une étude approfondie des apports nutritionnels, de la consommation alimentaire, des habitudes alimentaires ainsi que du niveau d'adéquation du régime aux recommandations nutritionnelles selon le niveau de consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique sera réalisée (non-consommateurs, occasionnels, réguliers).
Les profils sociodémographiques, psychologiques et économiques (évaluation du coût de l'alimentation) de ces familles de consommateurs seront étudiés, ainsi que leurs motivations à l'égard de la durabilité de l'alimentation.

Le deuxième objectif concerne l'estimation de l'impact environnemental des systèmes de production biologiques et conventionnels et de décrire ces familles de consommateurs aux travers de différents indicateurs environnementaux. Par ailleurs une compilation des données disponibles concernant les contaminants des aliments, issus de l'agriculture biologique et conventionnels, permettra de quantifier l'apport en contaminants selon le niveau de consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique.

Un troisième objectif portera sur la caractérisation du statut nutritionnel (vitamines et minéraux), du statut toxicologique (résidus de pesticides) et du métabolome urinaire selon le niveau de consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique.
Ce projet permettra à terme de produire des informations relatives aux phénotypes associés à la consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique et apportera des arguments objectifs quant à l'impact individuel et environnemental de ce mode de consommation.

Coordinateur du projet

Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (Laboratoire public)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Bio Consom'acteurs
INRA Montpellier Unité MOISA
Institut technique de l'agriculture biologique
UMR 1331 Toxicologie Alimentaire - Analyse de Xénobiotiques, Identification, Métabolisme & Métabolomique
Alimentation et sciences sociales
Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble, Département de Biochimie, Taxicologie et Pharmacologie
Solagro
Nutrition, Obésité et Risques Thrombotiques
Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle

Aide de l'ANR 680 659 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2013 - 48 Mois

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