Signaux extrarétiniens pour la perception et l'action – EPA
La vision ne se résume pas au traitement de l’information rétinienne. Déplacer son regard sur différentes parties d’une scène visuelle afin d’y échantillonner l’information avec une haute acuité est une composante essentielle à la vision. Cependant, les mouvements oculaires posent également des problèmes intéressants à la vision, car chaque mouvement déplace l’image rétinienne. Puisque entrée brute du système visuel est rétinienne, il doit y avoir un processus de compensation pour différencier ces déplacements, causés par le mouvement de soi, des autres mouvements rétiniens, causés par le mouvement des objets, et d’assurer ainsi la stabilité visuelle. De plus, puisque le fonctionnement des muscles extra-oculaires varie avec le développement et la fatigue, et que les mouvements sont naturellement variables, un recalibrage constat entre la perception et l’action doit avoir lieu. La stabilité visuelle et le comportement moteur adapté peuvent être assurés en prenant en compte une information sur son propre mouvement. Une telle information, lorsqu’elle contribue à la vision ou au comportement moteur, est appelée extra-rétinienne. Une information sur le mouvement de soi peut être combinée avec l’information sensorielle pour distinguer les conséquences sensorielles de ce mouvement des celles causées par le mouvement d’un objet extérieur. Cette information peut également être utilisée lorsque les conséquences du mouvement ne sont pas les conséquences attendues et qu’une adaptation du mouvement futur est nécessaire. Le projet de recherche présentée ci-dessous est une approche fondamentale alliant des méthodes comportementales, psychophysiques et avec la stimulation transcrânienne magnétique (TMS). Son objectif est d’examiner l’influence des signaux extra-rétiniens sur la perception visuelle et le comportement moteur, autour des questions suivantes :
• Comment l’information sur son propre mouvement est-elle intégrée avec l’information visuelle et comment cette intégration influence-t-elle la perception et l’action ?
• Comment se développe-t-elle pendant l’enfance ?
• Comment est-elle exprimée en cas de schizophrénie ?
• Quelles aires cérébrales pourraient sous-tendre cette intégration entre information extra-rétinienne et visuelle ?
Coordination du projet
Thérèse COLLINS (Laboratoire Psychologie de la Perception, UMR 8158 Université Paris Descartes & CNRS)
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Partenariat
LPP Laboratoire Psychologie de la Perception, UMR 8158 Université Paris Descartes & CNRS
Aide de l'ANR 139 984 euros
Début et durée du projet scientifique :
mars 2013
- 36 Mois