Blanc SVSE 1 - Blanc - SVSE 1 - Physiologie, physiopathologie, santé publique

Chimiokines et interrelations neuro-immunitaires dans la douleur neuropathique périphérique – ChemokPain

Résumé de soumission

La douleur est un des symptômes les plus fréquents qui conduit les patients à aller consulter un médecin. Selon la société internationale d'étude de la douleur (IASP), la prévalence de la douleur chronique est d'environ 18% de la population générale. De nos jours, la douleur chronique est considérée dans les pays industrialisés comme un véritable fardeau socio-économique. En effet, les coûts sociaux imputables à la douleur chronique correspond à pas moins de 300 milliards d'euros soit, 1,5 - 3% du produit intérieur brut européen. Bien qu'un certain nombre de médicaments anti-douleur soient disponibles sur le marché, il est encore de nos jours, malheureusement constaté qu’un certain nombre de syndromes de douleur chronique échappent complètement à ces traitements, ce qui affecte considérablement la qualité de vie de ces patients. En effet, de nombreux cas cliniques de douleur neuropathique ont démontré une insensibilité relative aux médicaments classiques. En outre, l'utilisation chronique de morphine ou de ses dérivés, dans les cas de douleurs les plus rebelles, cause des états de tolérance et de dépendance. Il est donc important d'explorer de nouvelles voies thérapeutiques pour bloquer les mécanismes sous-jacents à douleur chronique et d’en soulager les symptômes. Parmi les facteurs impliqués, des données récentes suggèrent que l’augmentation de l'expression (dans les structures neuroanatomiques impliquées dans le contrôle de l’information nociceptive) de certaines cytokines chimiotactiques inflammatoires (chimiokines) ne conduisent pas seulement une augmentation de l’attractivité des leucocytes, mais seraient aussi directement impliquées dans l'état excitabilité disproportionnée des neurones sensoriels. Ce projet de recherche interdisciplinaire réunit deux domaines scientifiques: neuroscience et immunopathologie. L'objectif global est de définir, le rôle fonctionnel des chimiokines (CCL2 et CX3CL1) dans les interactions entre les cellules du système immunitaire (plus particulièrement les monocytes/macrophages) et les neurones sensoriels ainsi que leurs implications dans les mécanismes d’initiation et de persistance des syndromes douloureux. Ainsi nous formulons l'hypothèse que les chimiokines, après une lésion nerveuse périphérique, participeraient l'initiation et à la pérennisation de mécanismes inflammatoires responsables de la chronicité de la douleur. C’est dans ce cadre de recherche que s’inscrit notre projet de recherche. Il comportera trois aspects: I) – l’un fondamental, consacré à la compréhension des effets exercés par les chimiokines (i.e. CCL2 et CX3CL1) sur les cellules immunes, les neurones sensoriels, les cellules gliales, les cellules de Schwann; II)- décrypter à l’aide de modèles précliniques appropriés de douleur neuropathique, les mécanismes cellulaires et moléculaires conduisant à l'apparition d'un état d' inflammation chronique qui sous-tend la pathogenèse de cette maladie. III) Le dernier aspect plus thérapeutique, sera conçu pour fournir, à l'aide ces modèles précliniques de douleur neuropathique, la justification pharmacologique de l'utilisation d'antagonistes spécifiques ces chimiokines comme agents thérapeutiques potentiels comme le traitement la douleur pathologique.

Coordinateur du projet

INSTITUT DE LA VISION (Laboratoire public)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Laboratoire Immunité et Infections
INSTITUT DE LA VISION

Aide de l'ANR 495 040 euros
Début et durée du projet scientifique : septembre 2012 - 48 Mois

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