Comment, pourquoi et où les espèces d'arbres survivront-elles à une augmentation des perturbations : diagnostic et outils d'aide à la decision pour atténuer l'effet des changements globaux sur la biodiversité dans les forêts du bassin du Congo. – CoForChange
Le projet CoForChange rassemblera durant 4 ans une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et d’ingénieurs forestiers, appartenant à 8 institutions publiques et privées de 4 pays européens, associées à 5 institutions africaines et une institution internationale. Ce projet vise à expliquer et prédire le devenir possible des forêts tropicales humides (FTH) du Bassin du Congo, et à améliorer l’efficience (?) des politiques et des programmes africains et européens de préservation et d’aménagement de leur biodiversité. Les FTH du Bassin du Congo, d’importance mondiale par la diversité biologique qu’elles abritent et les services écosystémiques qu’elles rendent, subissent les effets d’importants changements climatiques et anthropiques. Comment, pourquoi et où les espèces d’arbres qui les composent survivront-elles à une augmentation de la sécheresse et de l’usage des ressources forestières est une préoccupation majeure pour l’Europe – à la fois consommatrice et productrice de bois africain -, très impliquée dans l’élaboration de politiques de préservation de la biodiversité, d’aménagement durable des forêts et de stockage de carbone. Pour répondre à cette préoccupation, le projet CoForChange a trois objectifs: (1) identifier, entre climat et perturbation humaine, quel est le principal déterminant des caractéristiques actuelles des FTH de la région : composition floristique, diversité floristique et fonctionnelle, structure en classes de taille ; (2) faire des prédictions sur l’évolution de ces caractéristiques en fonction de différents scénarios de changement global (climatique et anthropique) ; (3) produire des outils d’aide à la décision pour la mise au point de stratégies d’aménagement et de préservation de la biodiversité permettant une adaptation aux conséquences des changements globaux. Le projet CoForChange s’intéresse à deux hypothèses alternatives portant sur les principaux facteurs qui conditionnent les variations spatiales et temporelles des caractéristiques des FTH de la région. Celles-ci sont principalement contrôlées par : (H1) la disponibilité en eau, déterminée par le climat, la profondeur de la nappe phréatique et les propriétés du sol ; ou bien (H2) la disponibilité en lumière, déterminée par les perturbations anthropiques. Ces facteurs « filtrent » les espèces en fonction de leur degré de tolérance à la sécheresse et de leur exigence en lumière. Selon que H1 ou H2 est vraie, les stratégies de préservation et d’aménagement durable ne seront pas les mêmes. Pour tester ces hypothèses et atteindre nos objectifs, nous organiserons le travail en 6 workpackages scientifiques visant à : (1) cartographier et caractériser les peuplements forestiers et les principaux facteurs de l’environnement ; (2) cartographier la disponibilité en eau du sol et sa sensibilité au régime pluviométrique ; (3) analyser les changements passés dans la végétation, les perturbations et les facteurs de l’environnement ; (4) caractériser la résistance à la sécheresse, les exigences en lumière, et les traits fonctionnels associés des principales espèces d’arbres ; (5) évaluer l’évolution en cours des peuplements forestiers et (6) intégrer les résultats pour fournir des diagnostics et des outils d’aide à la décision visant à atténuer les effets des changements globaux. Notre projet mobilisera des spécialistes en télédétection, en écologie des populations et des communautés, en écologie fonctionnelle, en climatologie/hydrologie, en pédologie, en paléoécologie, en anthropologie et en modélisation, du nord et du sud. Nous utiliserons des données existantes, en particulier un large pool d’images satellites et une base unique rassemblant des données récentes issues d’inventaires forestiers ; nous acquerrons de nouvelles données paléoécologiques sur des carottes sédimentaires et des profils de sols, nous analyserons de nouveaux sites archéologiques et nous mettrons en place des expérimentations contrôlées sur les exigences écologiques des principales espèc
Coordination du projet
Organisme de recherche
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Partenariat
Aide de l'ANR 993 573 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 48 Mois