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L'évaluation, le choix et la décision dans l'usage des espaces urbains et périurbains - Une approche interdisciplinaire des mobilités quotidiennes et résidentielles – ECDESUP

Résumé de soumission

La motorisation massive a profondément modifié nos modes de vie. Elle a permis d'être moins contraint dans le choix résidentiel, de fréquenter des lieux assez éloignés pour le loisir ou pour les achats tout en bénéficiant des services de la ville. En augmentant le potentiel de choix et de décisions, l'espace vécu est devenu plus vaste et son usage s'est complexifié et diversifié. L'image associée à cet espace agit sur l'évaluation du cadre de vie et conditionne le choix résidentiel et les pratiques spatiales quotidiennes. - - Dans le but de mieux pallier les effets néfastes de la mobilité et d'identifier des signes de fragilité dans certains espaces urbains, le projet de recherche propose d'étudier ces deux horizons temporels, le choix résidentiel, décision à long terme, et les pratiques spatiales quotidiennes. Comme ces processus font appel à plusieurs disciplines telles que la psychologie comportementale et sociale, l'économie, l'urbanisme ou la géographie, la démarche retenue s'inscrit dans un esprit fondamentalement interdisciplinaire. Dans leur choix résidentiel les individus ou ménages évaluent leur situation actuelle et la compare à celle offerte par d'autres lieux de résidence potentiels. Comme certains critères peuvent être partiellement incompatibles (par exemple accès facile aux aménités urbaines et au paysage « naturel »), les individus sont contraints à des arbitrages, même si des études récentes montrent une forte articulation multi-échelle entre espace bâti et paysage ouvert qui pourrait être une expression de ces désirs « contradictoires ». Après une installation, les résidents peuvent être plus ou moins satisfaits de leur choix, ce qui peut engendrer un nouveau déroulement de l'action (évaluation-choix-décision). L'évaluation des conditions résidentielles est étudiée dans deux contextes différents, celui de la périurbanisation et celui de la dégradation de certains quartiers urbains défavorisés. - - Les pratiques quotidiennes et hebdomadaires s'inscrivent dans une logique différente, car il s'agit de décisions sans conséquences à long terme. L'individu évalue l'espace en se référant à des caractéristiques fonctionnelles (offre commerciale, heures d'ouverture, accessibilité ...), des critères d'environnement social, mais aussi à des valeurs cognitives. Les choix de fréquentation qui en découlent renvoient à des représentations, des perceptions de l'espace et des habitudes. Ainsi les dégradations influencent la perception de certains espaces urbains et sont à l'origine d'un sentiment d'insécurité. - Un deuxième axe de recherche s'intéresse à la modélisation de l'évaluation, du choix et de la décision. La modélisation de ces étapes est abordée à travers les théories issues des différentes disciplines impliquées, essentiellement l'économie et la psychologie sociale et environnementale (l'incertain, la rationalité limitée, les liens entre affect et processus cognitifs, la théorie des actes...). Différentes méthodes de formalisation sont considérées (économétrie, schémas systémiques, théorie des sous-ensembles flous...). Ce travail s'appuie sur les résultats des enquêtes ainsi que sur des travaux antérieurs et intègre des critères de nature différente (budget de ménages, représentations, expériences antérieures, codes culturels..). Des indicateurs d'attractivité sont introduits pour synthétiser ces évaluations et pour intégrer les phénomènes d'arbitrage. L'émergence de phénomènes collectifs qui agissent sur la prise de décisions (initiatives, groupes de pression, demandes sociales émergentes, jeu des acteurs) est prise en compte à travers la théorie des jeux et des approches issues de la théorie de complexité (auto-organisation, intelligence artificielle). - - La simulation de l'émergence des tissus périurbains à travers un modèle comportemental constitue le troisième axe de recherche. Les règles comportementales sont issues de la théorie micro-économique et permettent de simuler l'émergence des tissus urbain

Coordination du projet

Pierre FRANKHAUSER (Université)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Aide de l'ANR 220 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 48 Mois

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