PROGEPIPLAC : Syndrome métabolique : marqueurs placentaires de malprogrammation épigénétique nutritionnelle et métabolique – PROGEPIPLAC
Les déséquilibres nutritionnels associés au développement du surpoids et de l'obésité dans la population féminine en âge de procréer augmentent le risque pour le fœtus d'une malprogrammation métabolique et épigénétique à l'origine d'un syndrome métabolique (MetS) chez l'adulte. Le placenta - un des rares tissus que l'on peut prélever chez l'homme et en quantités suffisantes - joue un rôle primordial dans le transport et les échanges de nutriments entre la mère et le fœtus. Pourtant il existe encore très peu d'études chez l'homme portant sur son rôle dans les processus adaptatifs nutritionnels. Il est donc logique de le considérer comme une cible d'analyse pertinente.
Nous avons réuni aujourd'hui 7 équipes déployant une grande complémentarité tant dans le domaine de l'expertise en nutrition, diabétologie, endocrinologie, physiologie, gynécologie-obstétrique, pédiatrie, que dans celui des outils en épidémiologie, anatomo-pathologie, génomique fonctionnelle, génétique, épigénomique nutritionnelle, protéomique et bioinformatique-biostatistique pour un programme de recherche interdisciplinaire sur 3 ans.
Nos objectifs sont:
I – d'exploiter ou de créer différents modèles murins de programmation nutritionnelle au cours du développement foetoplacentaire permettant d'identifier: a) - les gènes du placenta différentiellement exprimés (transcriptome et protéome) selon l'état physiopathologique de la mère (obésité, MetS, chirurgie bariatrique) et sous l'influence de différents régimes nutritionnels déséquilibrés; b) - les bases épigénétiques de ces différents modèles de programmation, en décryptant, sous différentes configurations nutritionnelles et métaboliques, les «signatures épigénétiques» associées à ces changements transcriptionnels, et leur éventuelle réversibilité.
II – de mettre en place un réseau de placentas humains: Pour le volet humain, parallèlement à ces approches, nous nous sommes réunis afin, de: a) - mettre en place un réseau de collecte de placentas humains, grâce à 6 cohortes de femmes enceintes, et au recrutement de deux maternités spécialisées, représentant le spectre des conditions physiopathologiques et nutritionnelles associé à une malprogrammation ; b) – définir un protocole commun pour le recueil, le stockage des parties pertinentes, et la conservation des différents types d'échantillons adaptés (tissus, ARN et ADN); c) – disposer d'une collection unique pour transposer à l'homme les connaissances acquises sur nos modèles de rongeur: rechercher des différences d'expression de gènes cibles associées à des profils épigénétiques particuliers, aborder de multiples aspects biologiques, et enfin pour rechercher et valider la pertinence de certains marqueurs protéiques solubles.
Notre programme de recherche comprend trois volets :
I – Ressources : placentas humains et placentas murins correspondants : 1 - Cohortes humaines – placentas : a) - macrosomie fœtale (LGA) ; b) - petit poids de naissance (SGA) ; c) - chirurgie bariatrique ; d) - population générale, EDEN et maternité Necker; e) - Fécondation in vitro; 2 - Modèles murins correspondants : a) – souris gestantes sous régime hypergras (HFD); b) – rates gestantes dénutries; c) - chirurgie bariatrique chez la souris.
II – Génomique et protéomique fonctionnelles: 1 - Modèles murins : a) - recherche de gènes différentiellement exprimés par transcriptome (puce dédiée oligochips « epigenetic-energy homeostasis” et puces Affymetrix); b) - gènes candidats et validation transcriptome (Q-RTPCR); c) – recherche de protéines différentiellement exprimées par protéome, puis validation (électrophorèses bi-dimensionnelles couplées à la spectrométrie de masse); -2 - Placentas humains : a) - validation des gènes candidats par Q-RTPCR; b) - validation des protéines candidates (dosages radioimmunologiques ou ELISA et analyses immunohistochimiques).
III –Les signatures épigénétiques : 1 - Placentas murins : analyse de la méthylation de l'ADN et des modifications des histones de gèn
Coordination du projet
Organisme de recherche
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Partenariat
COMMISSARIAT A L'ENERGIE ATOMIQUE ET AUX ENERGIES ALTERNATIVES - Direction des Sciences du Vivant - Institut de Génomique
Aide de l'ANR 400 780 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 36 Mois