JCJC - Programme "Jeunes chercheuses et jeunes chercheurs" 2006

– ContinentDyn

Résumé de soumission

Avec une surface de plus de 3500 km sur 1500 km et une altitude moyenne de 5000 m, le plateau tibétain est sans nul doute l'expression la plus spectaculaire de la collision entre Inde et l'Eurasie. Au cours des trente dernières années, le plateau tibétain a fait l'objet de nombreuses études pluridisciplinaires. Cependant une région clef pour comprendre les mécanismes physiques qui contrôlent la déformation du Tibet demeure très peu étudiée : la région des Longmen Shan. - Localisée entre la bordure orientale du plateau tibétain et le craton du Yang Tse, cette chaîne a des caractéristiques étonnantes : morphologiquement, cette chaîne est presque aussi impressionnante que la chaîne himalayenne avec des sommets approchant les 7000 m et un gradient topographique moyen de 4000 m en 70 km. De plus comme la bordure sud du plateau tibétain dans la région du Népal central, la chaîne des Longmen Shan est bordée par une importante sismicité. Enfin comme en Himalaya le réseau hydrographique aux Longmen Shan est caractérisé par des fleuves coupant l'ensemble de la chaîne. Il existe néanmoins plusieurs différences majeures entre ces deux régions : l'absence d'une subduction continentale dans les Longmen Shan, l'absence d'un bassin d'avant pays bien développé à l'est des Longmen Shan comparable au bassin du Gange, l'absence également d'une barrière orographique majeure comme en Himalaya (liée à l'orientation des grands courants Avec une surface de plus de 3500 km sur 1500 km et une altitude moyenne de 5000 m, le plateau tibétain est sans nul doute l'expression la plus spectaculaire de la collision entre Inde et l'Eurasie. Au cours des trente dernières années, le plateau tibétain a fait l'objet de nombreuses études pluridisciplinaires. Cependant une région clef pour comprendre les mécanismes physiques qui contrôlent la déformation du Tibet demeure très peu étudiée : la région des Longmen Shan. - Localisée entre la bordure orientale du plateau tibétain et le craton du Yang Tse, cette chaîne a des caractéristiques étonnantes : morphologiquement, cette chaîne est presque aussi impressionnante que la chaîne himalayenne avec des sommets approchant les 7000 m et un gradient topographique moyen de 4000 m en 70 km. De plus comme la bordure sud du plateau tibétain dans la région du Népal central, la chaîne des Longmen Shan est bordée par une importante sismicité. Enfin comme en Himalaya le réseau hydrographique aux Longmen Shan est caractérisé par des fleuves coupant l'ensemble de la chaîne. Il existe néanmoins plusieurs différences majeures entre ces deux régions : l'absence d'une subduction continentale dans les Longmen Shan, l'absence d'un bassin d'avant pays bien développé à l'est des Longmen Shan comparable au bassin du Gange, l'absence également d'une barrière orographique majeure comme en Himalaya (liée à l'orientation des grands courants atmosphériques), enfin un taux de raccourcissement actuel mesuré par GPS au travers de la chaîne des Longmen Shan est nettement inférieure (< 4mm/an) à celui de l'Himalaya du Népal central (~20 mm/an) (Zhang et al., 2004). Comment expliquer des reliefs plus ou moins comparables en dépit de telles différences notamment de vitesse actuelle de racourcissement ? - Burchfiel et al. (1995) proposent que le gradient topographique soit entretenu par la propagation d'un canal à faible viscosité dans la croûte moyenne et inférieure. Ce modèle a des implications fondamentales en terme de rhéologie de la lithosphère continentale car il requiert une croûte moyenne et inférieure tibétaine ayant une faible viscosité et pour le craton du Yang Tse une forte rigidité. Une autre explication serait que la chaîne des Longmen Shan ait fonctionné comme la chaîne himalayenne jusqu'à récemment et que depuis peu le raccourcissement se soit arrêté. Dans ce cas la topographie serait héritée et non équilibrée avec le soulèvement. Les observations actuelles sont trop parcellaires pour permettre de discuter ces deux modèles extrêmes, nota

Coordination du projet

Organisme de recherche

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Aide de l'ANR 120 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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