– adenolife
Les adénovirus (Ad) sont des virus animaux à ADN double brin, très étudiés depuis les années 50. Ces virus dont le génome ne s'intègre pas à celui de la cellule hôte infectent de nombreux types cellulaires et se multiplient dans des cellules quiescentes. Ils semblaient être les outils parfaits pour la thérapie génique. Malheureusement le manque de connaissances fondamentales est probablement à l'origine du faible succès rencontré lors des essais de thérapie génique. Notre projet est d'essayer d'améliorer ces virus pour les rendre utilisables en thérapie anti-cancer appliqué à des mélanomes. La capside des Ads est composée de 2 protéines majeures et d'au moins 3 protéines mineures qui la stabilisent. La structure atomique d'une des 2 protéines majeures est connue depuis 2000 alors que la deuxième vient seulement d'être résolue à Grenoble ( collaboration Drs S Cusack / G Schoehn). Nous avons déjà combiné ces données atomiques avec la structure de l'Ad entier (obtenue à 10 Å de résolution par microscopie électronique) pour générer un modèle de la capside de l'Ad à résolution quasi atomique qui nous a permis de visualiser, au niveau atomique, les contacts entre les différents capsomères.Notre projet se découpe en quatre parties complémentaires :- Une étude structurale par cryo-microscopie électronique permettant d'améliorer non seulement la résolution de la structure de l'adénovirus mais également de la compléter (résolution de la structure atomique des protéines mineures par cristallographie).- Un développement rationnel, avec contrôle qualité par microscopie électronique, de nouveaux vecteurs oncolytiques grâce à une modélisation des modifications de certaines des protéines de surface du virus en vue d'un reciblage spécifique de ceux-ci. La connaissance de la structure atomique des protéines mineures externes est indispensable au bon déroulement de cette étape. Test sur des lignées de cellules cancéreuses en collaboration avec les hôpitaux de Lyon.- Identification et étude structurale des partenaires cellulaires de l'adénovirus permettant son transport vers les noyaux des cellules (méthode du double hybride ; interactome Lyon). Une ou plusieurs protéines adaptatrices inconnues lient en effet les adénovirus sur les microtubules. Cette partie vise à définir à terme les impacts d'autres thérapies anti-cancer sur la possible utilisation des adénovirus oncolytiques (synergie ou antagonisme).- Etude de l'encapsidation de l'ADN et de la maturation des particules virales (développement de nouvelles méthodes d'analyse d'images, microscopie électronique). Cette partie doit permettre de trouver des conditions permettant soit la production d'une plus grande proportion de particules virales infectieuses soit leur purification par rapport aux particules non infectieuses. Les doses de virus injectées pourront être moindres pour un résultat similaire si ces virus sont plus virulents.Ces informations permettront non seulement d'améliorer nos connaissances fondamentales concernant les virus et les étapes d'infection mais également de générer de meilleurs agents anti-cancer La nouvelle équipe que je souhaite animer sera localisée au sein d'un nouvel Institut de Virologie Structurale et Moléculaire à Grenoble.
Coordination du projet
Organisme de recherche
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
Aide de l'ANR 150 000 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 36 Mois