JCJC - Programme "Jeunes chercheuses et jeunes chercheurs" 2006

Les derniers Capétiens : valorisation des sources et renouvellement des problématiques – CAPETIENS

Résumé de soumission

Sans revenir de façon détaillée sur le contexte dans lequel s'inscrit son programme de recherche, exposé dans le texte soumis à l'appel à projets, l'équipe entend poursuivre grâce à l'aide de l'ANR l'objectif qu'elle s'est assigné, la mise en valeur du Corpus philippicum. Le Corpus philippicum est un fonds documentaire constitué à l'initiative de Robert Fawtier (1885-1966), professeur à la Sorbonne, dans le but de rassembler en un même endroit toutes les sources disponibles sur le règne de Philippe le Bel. Placé à la mort de ce dernier sous la responsabilité de Robert-Henri Bautier, il est désormais géré par Élisabeth Lalou, professeur à l'université de Rouen. Il est déposé à la section de diplomatique de l'IRHT. Ce fonds comprend l'analyse et la description de presque tous les actes intitulés au nom du roi, de ses officiers et de ses agents. Il illustre à lui seul, par son ampleur, la « révolution documentaire » contemporaine du règne de Philippe le Bel. Les dépouillements ont été très poussés pour l'ensemble des dépôts français, à Paris et dans les régions ; ils sont moins avancés dans les riches dépôts étrangers. On trouve également dans le Corpus le texte de toutes les enquêtes réalisées sous le règne, sur les sujets les plus divers. Des dossiers prosopographiques (Gallia philippica) ont été élaborés à partir de milliers de fiches. Ils permettent de reconstituer la carrière de centaines de membres de l'entourage du roi et de son administration. Un ensemble documentaire aussi exceptionnel, fruit de la collaboration de plusieurs générations d'historiens, est consulté, chaque année, par des dizaines de chercheurs français et étrangers. Le recours au Corpus est donc indispensable pour toute recherche sur le règne de Philippe le Bel et au-delà. Mais tout spécialiste qui est amené à y travailler ne peut que déplorer son état matériel, qui, à terme, risque d'en fermer l'accès. En effet, en dépit de belles publications, le Corpus philippicum souffre de n'avoir pas accompagné la révolution informatique. Formé en grande partie dans les années 1950-1970, le Corpus n'a jamais été conçu que de façon manuscrite. Un certain nombre de fiches ont été dactylographiées. Mais, souvent manipulé, le papier se détériore inéluctablement. Le Corpus n'est pas à l'abri d'un accident qui l'endommagerait ou le détruirait. Surtout, l'ensemble demeure sous-exploité, faute d'être consultable à distance. La mise en valeur du Corpus philippicum prendra trois formes. [1]. Il s'agit d'abord de concevoir une base de données générale pour le Corpus philippicum : actes de Philippe le Bel, autres catégories d'actes (papes et souverains étrangers en rapport avec la cour de France, ambassadeurs, officiers, agents et serviteurs du roi). Cette base de données sera complétée par un volet prosopographique (dit Gallia Philippica). La conception de la base de données, à partir des modèles existants, sera confiée à M. Christophe Jacobs, diplômé de l'IUP de Montauban, avec qui des discussions poussées ont été conduites à propos de la base. C. Jacobs est actuellement employé sur le projet « TELMA » (Traitement électronique des manuscrits et des archives), co-dirigé par la section de diplomatique de l'IRHT et l'École nationale des Chartes. Dans son travail, il a montré non seulement ses compétences techniques et scientifiques, mais encore un véritable enthousiasme pour les sources de l'histoire médiévale, que sa double formation d'historien et d'informaticien laissait du reste présager. A compter du 1er janvier 2007, ou quand les crédits de l'aide de l'ANR auront été versés, C. Jacobs sera recruté pour une durée de six mois, qu'il estime suffisante pour la conception de la base de données et les tests nécessaires. Par la suite, la base de données sera remplie par les membres de l'équipe et par des vacataires recrutés spécifiquement pour cela. Six mois de vacations devraient permettre de bien avancer le travail (soit six mois d'affilée au cours de l'année 2 du projet,

Coordination du projet

Organisme de recherche

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Aide de l'ANR 90 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 48 Mois

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