BLANC - Programme blanc 2006

– STT-CLIM

Résumé de soumission

Jusqu’à il y a une quinzaine d’années, la communauté scientifique étudiant le climat, sa variabilité et son évolution ne s’intéressait que peu à la moyenne atmosphère. Or beaucoup d’institutions ont accru ces derniers temps leurs efforts en vue d’étudier l’impact de la stratosphère sur le climat. En effet, traditionnellement, d’un point de vue dynamique, la troposphère était considérée comme le moteur de la stratosphère à travers le transfert de la quantité de mouvement angulaire par les ondes qui cause, localement, dans la stratosphère, l’éloignement des conditions d’équilibre radiatif et induit des phénomènes divers tels que la circulation de Brewer-Dobson, les réchauffements stratosphériques soudains pendant l’hiver Arctique ainsi que l’Oscillation Quasi-Biennale. Pourtant, on admet aujourd’hui qu’il existe aussi toute une variété de mécanismes de couplage par lesquels la stratosphère influence la troposphère, en particulier dans la région de la haute troposphère/basse stratosphère (UTLS, de l’anglais « Upper Troposphere Lower Stratosphere »). Le transport à travers l’UTLS est principalement dirigé vers le haut aux Tropiques et vers le bas aux extra-tropiques (circulation de Brewer-Dobson) mais il y a aussi des échanges dans les deux sens aux moyennes latitudes. Des études relativement récentes ont montré que la circulation stratosphérique à basse fréquence avait également une influence sur les structures de variabilité troposphérique. La stratosphère et la troposphère sont donc fortement couplées à différentes échelles de temps. La stratosphère influence même la troposphère à des échelles temporelles de l’ordre de quelques mois, ce qui a amené les grands centres de prédictions météorologiques à étendre leurs modèles à la stratosphère pour décrire correctement ces interactions troposphere-stratosphère et améliorer les prédictions à moyen terme. La question de l’influence de la stratosphère sur le système climatique est actuellement l’une des grandes problématiques auxquelles la communauté scientifique s’intéresse (voir le projet SPARC :« Stratospheric processes and their role in Climate »; www.atmosp.physics.utoronto.ca/SPARC/index.html). Dans ce cadre, nous souhaitons nous intéresser à l’influence de la stratosphère sur le climat tropical et plus précisément sur la région indo-pacifique, qui est en particulier le siège des moussons asiatique et australienne. On connaît en effet l’importance de la mousson et des précipitations qui lui sont associées en termes écologique, économique, et démographique. La mousson concerne une grande partie de la population mondiale qui se trouve étroitement dépendante de sa qualité et de ses fluctuations. La prévisibilité climatique à moyenne ou longue échéance de la mousson présente un immense intérêt en zone intertropicale du fait de la vulnérabilité de ce milieu. Or, le « système mousson » est hautement variable tant dans le temps que dans l’espace et ce, à plusieurs échelles. La mousson est modulée, quantitativement et régionalement, par des modes de variabilité allant de l’échelle intra-saisonnière à l’échelle décennale. La prévisibilité de la mousson passe donc par la compréhension des mécanismes régissant cette variabilité et des circulations associées.

Coordination du projet

Organisme de recherche

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Aide de l'ANR 165 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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