BLANC - Programme blanc 2006

Concurrences de légitimité, types de contestation et transformations de la place de l'Etat dans les sociétés européennes – LEGICONTEST

Résumé de soumission

Le projet que nous présentons aborde trois questions 1/ les concurrences de légitimité, 2/ les types de contestation, 3/ la transformation de la place de l'Etat démocratique qui sont le plus souvent traitées isolément mais dont l'articulation est essentielle si l'on entend comprendre les modifications profondes qui affectent le rapport entre l'Etat et la société civile dans l'espace européen aujourd'hui. C'est un nouveau territoire de recherche que nous espérons ouvrir à partir de cette articulation et de la convergence disciplinaire qu'elle implique. En effet, ces trois questions font intervenir quatre champs disciplinaires : la philosophie politique, la science politique, la sociologie politique et le droit public. Ces disciplines correspondent aux domaines de compétence des quatre équipes françaises mobilisées pour le projet. En outre, s'agissant des sociétés européennes, nous avons privilégié trois pays en raison des différences spécifiques qu'il présentent dans les concurrences de légitimité : la France, l'Allemagne et l'Italie. C'est pourquoi une équipe allemande (Technische Universität Dresden, Institut für Politikwissenschaft) dirigée par le professeur Hans Vorländer et deux équipes italiennes (le groupe de recherche dirigé par le professeur Francesco Saverio Trincia à l'Université de Rome « La Sapienza », ainsi que le groupe de recherche dirigé par le professeur Gianfranco Borrelli à l'Université de Naples « Federico II ») sont également partie prenantes de ce projet. La question des « concurrences de légitimités » est au carrefour de la philosophie politique, de la science politique et du droit public. Elle concerne l'apparition d'une concurrence touchant la légitimité entre différents acteurs au sein même des Etats démocratiques constitutionnels, dont certains pensaient encore récemment qu'ils reposaient sur un règlement définitif de la question de la légitimité. Or celle-ci revient sur un mode d'autant plus fort que se trouvent remis en cause, en plusieurs circonstances, quelques-uns des principes qui régissent la légitimité des gouvernements représentatifs. Loin que la question de la légitimité ne se pose plus en démocratie, elle y resurgit au contraire sur un mode pluraliste qui oblige le régime démocratique à se redéfinir lui-même. La question devient la suivante : dans quelles mesures un Etat démocratique peut-il intégrer les exigences d'élargissement de la démocratie qui viennent de différents secteurs de la société (mouvements syndicaux, étudiants, écologistes, culturels, mouvements locaux ou régionaux également) ? Ou, ce qui revient au même, comment la légitimité démocratique peut-elle répondre aux nouvelles exigences des citoyens d'être plus directement associés aux consultations et aux décisions qui les concernent ? Cette concurrence des légitimités est en effet sous-tendue par des mouvements de contestation provenant de la société civile. Nous abordons ici la deuxième question qui relève de la sociologie politique. Celle-ci est en mesure de cerner les conditions de passage de la revendication à la contestation dans un mouvement social. Elle est également appelée à dresser une typologie des conflits et des contestations selon un schéma qui distingue les contestations dans les règles, sur les règles et contre les règles. Elle doit enfin vérifier la capacité de ce schéma à intégrer tous les types de contestations (économiques, sociales, politiques, culturelles, etc.) qui se font jour dans les sociétés démocratiques. L'analyse des modes d'actualisation des conflits latents en conflit actuel, c'est-à-dire les conditions d'émergence de nouvelles contestations dans des groupes qui se rassemblent, s'organisent et développent une conscience de leurs intérêts doit permettre de comprendre comment une contestation peut prendre la forme d'une affirmation de légitimité alternative. La troisième question découle naturellement des deux premières : elle concerne la nécessaire transformation de l'Etat qui ne saur..

Coordination du projet

Université

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Aide de l'ANR 100 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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