BLANC - Programme blanc 2006

Recherches archéométriques sur l'économie de la gaule celtique : – CELTECOPHYS

Résumé de soumission

1- contexte scientifique et objectifs du projet Le progrès des méthodes archéométriques permet d'envisager un renouvellement de nos connaissances sur l'économie de la Gaule celtique à condition d'associer les études du territoire avec une analyse très fine des objets. Dans le cadre de ce projet, nous avons donc choisi d'associer une approche spatiale des ateliers d' artisans avec une analyse approfondie jusqu'à l'expérimentation des méthodes de fabrication monétaire. L'usage monétaire se développe en effet en Gaule parallèlement au développement d'agglomérations artisanales et les monnayeurs répondent aux nouveaux besoins par des réalisations techniques qui reflètent le dynamisme technologique de cette période de la fin de l'âge du Fer et dont nous voulons préciser la nature. 2- description du projet, méthodologie Nous avons choisi de focaliser nos recherches -d'une part sur l'organisation spatiale des activités artisanales, en améliorant la détection des fondations des bâtiments de terre et de bois, des structures de combustion et des objets métalliques. -d'autre part. sur la monnaie, objet manufacturé, unité de mesure de la valeur et des échanges, signe tangible du développement d'un véritable commerce et de la spécialisation des tâches. De nouvelles hypothèses de modes de fabrication viennent d'être posées pour l'époque gauloise, découlant des derniers apports des analyses et de la fouille, Il est nécessaire, pour détecter ces vestiges d'ateliers, de développer un outil couplé de prospection magnétique et électromagnétique plus rapide et complémentaire des machines tractées qui fonctionnent déjà en prospection électrique (brevet CNRS). Ce type de réalisation vient de connaître dans les domaines comme la prospection aéroportée ou le déminage de grandes surfaces un nouvel engouement. Le partenariat avec une jeune PME, Géocarta, associée au CNRS, lui permettra d'être à l'avant-garde de l'application de ces techniques dans des secteurs en développement comme le diagnostic des grandes surfaces (> 10 ha) en archéologie préventive. Dans le même esprit mais à une autre échelle, l'apport des analyses physico-chimiques, l'observation des structures métallurgiques au microscope optique et au MEB ont profondément modifié notre approche des monnayages celtiques. L'existence de monnaies d'argent fourrées réclame une analyse approfondie pour identifier la technique de fabrication qui a été utilisée. Le protocole que nous souhaitons mettre en place implique donc des analyses en laboratoire, des reconstitutions expérimentales avec des artisans encore spécialisés dans ce type de fabrication, puis des batteries de tests métallurgiques et analytiques 3- résultats attendus Le but est de pouvoir répondre aux demandes de prospections extensives de plus en plus nombreuses en France comme à l'étranger, à des prix compétitifs et pour des surfaces non prospectables manuellement. Les enjeux sont donc importants tant au niveau de l'application de recherches théoriques menées dans les laboratoires que de l'inévitable besoin de tester ces nouveaux outils avec des archéologues sur des terrains variés et réputés difficiles, avec des problématiques spécifiques à la protohistoire. Une retombée du projet sera aussi la mise à disposition de la communauté scientifique d'une application Internet qui gèrera les données issues des différentes prospections au sein d'un système serveur-client sécurisé. Ce serveur s'appuiera entre autres sur les données et la technologie mise au point pour visualiser et fusionner les différentes données cartographiques. C'est la première fois qu'un détecteur magnétique tracté sera testé en vraie grandeur, sur des sites très étendus comme ceux qu'offre en France les diagnostics prévus par la nouvelle loi sur des Zones d'Aménagement Concerté ou des grands tracés, comme sur des sites de l'âge du Fer repérés par les prospections aériennes ou pédestres. Une surface de 200 ha prospectée à la fin du programme devrait tota...

Coordination du projet

Organisme de recherche

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Aide de l'ANR 350 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 48 Mois

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