Cécile - Facteurs de risque professionnels et environnementaux des cancers du sein : étude de cas-témoins en population générale – CéCILE
Les facteurs de risque connus du cancer du sein ne permettent pas de rendre totalement compte de l’incidence élevée de ce cancer. L’étude Cécile vise à mettre en évidence certains facteurs de risque environnementaux et professionnels en explorant différentes pistes de recherche (pesticides organochlorés, polychlorobiphényles, autres perturbateurs endocriniens, solvants organiques, champs magnétiques, travail de nuit, etc.). Le projet vise également à étudier le rôle de certains polymorphismes génétiques pouvant moduler les effets cancérogènes des facteurs environnementaux (gènes du métabolisme des xénobiotiques ou des oestrogènes, gènes impliqués dans la réparation de l’ADN), et à mettre en évidence les interactions gène-environnement. Une étude cas-témoins en population générale est actuellement réalisée dans 2 départements français (Côte d’Or et Ille-et-Vilaine). Les cas sont identifiés dans les principaux centres anti-cancéreux afin d’inclure si possible la totalité des diagnostics de cancer du sein pendant les 24 mois d’étude. On s’attend à recruter un total de 1500 cas. Un nombre équivalent de témoins est recruté par téléphone dans ces mêmes départements en utilisant une méthode de quotas. Un questionnaire en face-à-face permet de recueillir des informations sur l’ensemble des facteurs de risque connus ou suspectés, l’histoire professionnelle et résidentielle, l’alimentation etc. Les expositions aux nuisances d’intérêt seront évaluées de différentes façons : soit à partir de biomarqueurs d’exposition (certains pesticides et PCB), soit à partir de la relecture des questionnaires professionnels par des experts, ou par croisement avec des bases de données environnementales. Un prélèvement sanguin est pratiqué chez tous les sujets, ou à défaut un prélèvement de cellules buccales. Le prélèvement sanguin permet de pratiquer des mesures de composés organochlorés persistants (7 pesticides et 7 congénères de PCB), et de constituer une banque d’ADN. Un génotypage à grande échelle portant sur les familles de gène candidats sera pratiqué par la suite. A l’issue d’une phase pilote, les procédures de recueil de données ont été mises au point et ont montré que la participation des cas et des témoins était excellente, y compris pour le prélèvement sanguin. L’originalité de cette étude est d’allier un recueil de matériel génétique à une évaluation des expositions environnementales et professionnelles de qualité, permettant d’aborder l’étude des interactions gène-environnement. Nous avons souhaité réaliser en population générale afin d’éviter les biais et les difficultés méthodologiques liés aux études en milieu hospitalier. Cette étude devrait contribuer à mieux prévenir les cancers du sein par une meilleure connaissance des facteurs environnementaux insuffisamment explorés dans ce domaine.
Coordination du projet
Organisme de recherche
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Partenariat
Aide de l'ANR 300 000 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 24 Mois