SEST - Programme Santé-environnement et Santé-travail 2005

Des villes qui marchent : Tendances durables en santé, mobilité et urbanisme – VqM

Résumé de soumission

La sédentarité et les problèmes de santé liés à l'obésité augmentent de façon alarmante en Europe. Ces tendances peuvent s'expliquer en partie par la réalisation croissante d'infrastructures urbaines favorisant des moyens de locomotion ne mettant pas notre corps à contribution. Cette pratique se généralisant en milieu urbain, la mobilité est devenue un enjeu majeur concernant l'environnement construit et la durabilité des infrastructures et leur impact sur la santé publique. A l'heure où l'élaboration de nouveaux principes de planification urbaine s'impose, ces tendances ne peuvent pas rester sans réponse, car elles sont les principales responsables de la consommation excessive de sol et autres ressources non renouvelables, et produisent des effets négatifs sur la qualité de vie. Il existe aujourd'hui une prise de conscience croissante de l'influence de la conception de l'environnement construit sur la mobilité, et, en particulier, sur les pratiques locales de la marche à pied et sur le niveau d'activité physique des habitants. La mobilité douce, basée sur la force musculaire des individus (human-powered mobility), et en particulier la marche à pied, apparaît comme un moyen efficace et bon marché pour, d'une part, diminuer la charge croissante posée par la sédentarité et les problèmes liés à l'obésité sur les coûts de la santé individuels et collectifs, et d'autre part, réduire les nuisances du trafic et améliorer le cadre de vie dans les zones urbaines. Les stratégies visant un développement urbain durable devraient s'appuyer sur ces éléments. Les questions clés du projet sont les suivantes : - Comment l'environnement construit et les infrastructures influencent-ils la mobilité douce, et en particulier la marche à pied ? ; - Quelles sont les mesures de planification urbaine qui assureraient la réussite de politiques de promotion de la mobilité douce et de l'activité physique ? ; - Comment un environnement construit favorable à la mobilité douce peut-il contribuer à un style de vie plus sain et par conséquent produire plus de durabilité ?.Pour répondre à ces questions, le projet déterminera et analysera les facteurs de l'environnement construit qui affectent la mobilité urbaine durable à travers des études de cas considérant deux échelles spatiales, respectivement celles du bâtiment et du quartier, et une échelle temporelle (analyse transversale aux échelles spatiales). Différents éléments des politiques publiques comme la planification urbaine, la promotion de la mobilité durable et de la santé, seront considérés, d'une part, pour mesurer leur impact sur la pratique de la marche à pied, et d'autre part, afin de proposer des recommandations qui complèteront l'ensemble des mesures existantes. Le projet comprend une partie théorique décrivant l'état de la recherche concernant les différentes questions que nous comptons traiter et une partie empirique qui s'appuierait sur trois études de cas portant sur les villes de Paris, Grenoble et Genève. La méthodologie retenue s'appuiera sur un modèle d'évaluation de la qualité de l'environnement construit basé sur la notion de Pedestrian Level of Service (LOS) ainsi que la construction d'une grille d'indicateurs de mobilité douce et d'activité physique. Une analyse spatiale détaillée effectuée à l'aide de Systèmes d'Information Géoréférée (SIG) complétera utilement le diagnostic. Diverses méthodes quantitatives et qualitatives seront employées pour caractériser et comparer les tissus urbains retenus par les cas d'étude, puis analyser les choix comportementaux de mobilité qui en découlent et leurs effets sur la santé des individus. Au terme de l'étude, nous souhaitons mettre en évidence les éléments suivants: - un ensemble de mesures de promotion de la mobilité douce et en particulier de la marche, s'appuyant sur la planification urbaine et les politiques de transport. Les mesures proposées devront être à la fois efficaces et facilement transférables d'un contexte à un autre. La reproductibilité des mesures constitue un facteur essentiel pour garantir une diffusion rapide des mesures proposées dans d'autres villes françaises et européennes ; - des pratiques exemplaires et des standards de référence à l'aide desquels d'autres villes pourront mesurer leurs propres initiatives concernant la promotion de la mobilité douce ; - des stratégies et des recommandations pour une planification urbaine plus durable, intégrant la mobilité douce et assurant des gains pour la promotion de la santé. Les études de cas fourniront une valeur ajoutée immédiate aux résultats de la recherche au travers d'une implantation adéquate des mesures identifiées et des recommandations dans les villes étudiées. La meilleure façon de diffuser les résultats de la recherche à grande échelle serait de transmettre les « meilleures pratiques » les plus facilement reproductibles à d'autres villes françaises et européennes au profil similaire et susceptibles de les implémenter.

Coordination du projet

Autre établissement d’enseignement supérieur

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

Aide de l'ANR 200 000 euros
Début et durée du projet scientifique : - 24 Mois

Liens utiles

Explorez notre base de projets financés

 

 

L’ANR met à disposition ses jeux de données sur les projets, cliquez ici pour en savoir plus.

Inscrivez-vous à notre newsletter
pour recevoir nos actualités
S'inscrire à notre newsletter