– GENOQB
1- CONTEXTE ET INTERET DU PROJET SUR LE PLAN INDUSTRIEL Le Pin maritime est une composante majeure de la sylviculture française, où il représente en superficie la 3 ème espèce avec 1,4 million d'hectares, soit 10% de la surface forestière nationale. Avec une productivité moyenne de 9m3/ha/an, il représente 30% de la production nationale de bois de résineux. En dehors du massif aquitain (environ 1 million d’ha), on le retrouve dans l’ouest (Poitou-Charentes, Vendée, Sarthe, Basse-Normandie), en région Centre (forêt d'Orléans, Sologne), ainsi qu'en zone méditerranéenne (Cévennes, Corbières, Var, Alpes maritimes, Corse). En Aquitaine, il a non seulement un intérêt écologique (région française au taux de boisement le plus élevé) mais aussi un poids économique indiscutable, avec 30 000 emplois directs, générant un chiffre d’affaire équivalent à celui des vins de Bordeaux. Le dernier inventaire de l’IFN a montré sur la décennie 1988-1998 une accélération de la mobilisation des bois en Aquitaine : le taux de prélèvement global est ainsi passé de 72% sur la période 1977-87 à 94% sur 1987-98, traduisant ainsi une augmentation constante et régulière des besoins en bois d’œuvre et bois d’industrie. Ces chiffres sont le reflet de la vitalité du massif de pin maritime et de la réalité de cette forêt cultivée. La forêt de pin maritime joue également un rôle clé dans l’aménagement du territoire rural. L’articulation entre la ressource et l’industrie se situe en couplage. Ceci se traduit au niveau de la recherche par une forte composante en génie des matériaux et en génétique, deux disciplines développées au sein du site de recherche Forêt-Bois de Bordeaux-Pierroton (http://www.pierroton.inra.fr) qui trouveront dans ce projet un terrain de recherche-développement commun. L’impact économique de l’espèce dépasse le cadre national : elle s’étend dans le sud de l’Europe sur 3 millions d’hectares, de la Gascogne au Portugal, en passant par la Galice espagnole. L’INRA et l'AFOCEL ont entrepris depuis plusieurs dizaines d’années un programme de sélection du pin maritime, fédéré depuis 1995 au sein du GIS Pin Maritime du Futur , afin de fournir aux sylviculteurs de la graine améliorée. Si l’objectif affiché de la recherche était et reste encore d’augmenter le rendement en bois, aujoud’hui les efforts de la sélection s’orientent aussi vers la qualité du bois. En effet, des discussions récentes menées avec des industriels aquitains de la filière bois-papier, ont permis de cerner leurs attentes en ce qui concerne les caractéristiques de la matière première : a) Des fibres cellulosiques plus longues : La qualité (résistance mécanique) de la pâte à papier et des panneaux composites fabriqués à base de fibres lignocellulosiques dépend fortement de la morphologie des fibres, et plus particulièrement de leur longueur. b) Une teneur en lignine plus faible ou une composition monomérique de ce polymère modifiée : Au sein de l’industrie papetière, la lignine est un produit indésirable et son extraction constitue la pierre d’achoppement de procédés industriels majeurs, polluant et très coûteux. La construction de certains panneaux de fibres passe également par une étape de délignification. Une teneur diminuée ou une composition monomérique modifiée de la lignine est donc recherchée pour ces deux types d’activités industrielles centrées sur l’utilisation ou l’extraction des hydrates de carbone de la paroi végétale. c) Un bois de densité plus elevée : Une plus forte densité va de pair avec à une teneur en fibre ligno-cellulosique plus importante et donc des rendements en fibre accrus. La densité du bois est également très importante lorsque le bois est utilisé dans la construction (ce qui représente la moitié de la production en bois de pin maritime). L’amélioration génétique de telles composantes de la qualité n’est pas aisée. Cependant, à côté de critères de sélection phénotypiques, souvent coûteux à mesurer sur des milliers d’individus, les biotechnologie
Coordination du projet
Organisme de recherche
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Partenariat
Aide de l'ANR 392 751 euros
Début et durée du projet scientifique :
- 36 Mois