Projet SO-DRIIHM - Impulser la science ouverte au sein du Dispositif de Recherche Interdisciplinaire sur les Interactions Hommes-Milieux (DRIIHM) : co-design d’une e-infrastructure intégrant les principes FAIR

3 questions sur ce projet lauréat de l’appel Flash science ouverte

En quoi l’application des principes de la science ouverte, à propos des données de la recherche, constitue un enjeu dans votre domaine, discipline ou spécialité ?

Notre dispositif de recherche (LabEx DRIIHM) rassemble 13 observatoires scientifiques, les observatoires « hommes-milieux » (OHM) en France et à l’international. Depuis plusieurs années, les scientifiques impliqués étudient les dynamiques environnementales, culturelles et sociétales sur ces territoires, à différentes échelles spatiales et temporelles.

Des données hétérogènes sont produites chaque année par les équipes de recherche multidisciplinaires (>100 projets annuels lauréats). Au-delà de leurs incontournables stockage et catalogage, nous souhaitons améliorer le partage et l’ouverture de ces données pour favoriser les analyses croisées interdisciplinaires et communiquer les résultats auprès de la société.

Quels sont les objectifs du projet et les approches envisagées pour y répondre ?

SO-DRIIHM a deux grands objectifs :

  • Informer la communauté scientifique des bénéfices du partage et de l’ouverture des données pour tendre vers un changement progressif des pratiques de gestion et de diffusion de la donnée. Différentes actions de communication seront organisées tout au long du projet.
  • Créer un portail web qui facilite la démarche de diffusion de la donnée. L’originalité de notre approche : la co-construction avec les chercheurs producteurs et (ré-)utilisateurs des données. Des spécialistes en ergonomie veilleront au design adapté du portail web.

L’approche par cycles de développement itératifs permettra d’affiner les fonctionnalités priorisées par la communauté scientifique. On peut citer par exemple pour chaque jeu de données l’attribution d’un DOI, sa visualisation (web SIG, data viz), sa diffusion via un entrepôt ou un data paper, etc., tout en veillant à l’interopérabilité des outils avec les infrastructures de données de la recherche (inter)nationales.


Emilie Lerigoleur, Fanny Arnaud (CNRS)

Quelles sont les perspectives en termes d’applications potentielles pour la communauté scientifique du domaine, des autres champs disciplinaires, ou encore pour la société ?

Après SO-DRIIHM, les données et résultats de recherche seront plus visibles au sein de la communauté en science de l’environnement au sens large, et aux échelles nationales, européennes et internationales. Cela devrait accroître la réutilisation des données et augmenter le réseau de collaborations. De nouvelles questions de recherche pourront alimenter les observatoires hommes-milieux avec par conséquent d’autant plus de données partagées et ouvertes. Les résultats des recherches seront également mis à la disposition des acteurs économiques, politiques et sociaux pour potentialiser les efforts et aider à la construction d’un Développement Durable et Soutenable.

Les codes sources produits seront en accès libre, maintenus sur une plateforme de dépôt dédiée. Ainsi d’autres observatoires scientifiques et équipes de recherche plus largement pourront bénéficier des apports méthodologiques et technologiques de SO-DRIIHM.

Le projet SO-DRIIHM est coordonné par Emilie Lerigoleur (CNRS – UMR 5602 GEODE). Il associe 7 partenaires : FR 3098 ECCOREV, UMR 5600 EVS, UMR 7300 ESPACE, UMR 6554 LETG, UMI 3189 ESS, UMR 5505 IRIT et Makina corpus, et est financé pour une durée de 24 mois.