Exploitation des déchets de plantes comme source durable de composés anti-inflammatoires pour la thérapeutique – EXTRACT
L’inflammation chronique est associée à un large spectre de maladies. Pour lutter contre ce processus complexe, il y a aujourd’hui un regain d’intérêt pour les plantes médicinales.Il est cependant important de diversifier les ressources biologiques afin d’éviter tout risque d’épuisement des plantes indigènes d’Europe largement utilisées, comme Arnica montana. Dans ce contexte, l’upcycling des biomasses issues de plantes ornementales (PO) ou d’espèces exotiques envahissantes (EEE) peut avoir un vrai intérêt.
Lors de ce projet, une sélection de sous-produits de taille de PO et de déchets d’EEE issue de plan de gestion seront extraites et criblées sur différentes cibles moléculaires impliquées dans l’inflammation. Cette sélection sera faite à partir de données préliminaires déjà disponible au sein du laboratoire mais également de leurs utilisations ethnopharmacologiques et de l’état de l’art sur leur composition phytochimique.
Ensuite, une étude phytochimique utilisant des outils modernes sera menée sur une sélection de 3 plantes pour identifier les molécules actives. Une approche par réseaux moléculaires incluant métadonnées taxonomiques et bioactivité de sous-fractions sera utilisée afin de faciliter cette identification. Une optimisation du processus d'éco-extraction des composés bioactifs sera réalisée afin de trouver les paramètres optimaux pour améliorer les rendements en composés bioactifs. La possibilité d’effets synergiques entre ces 3 extraits sera également étudiée et à terme, l’activité biologique et la toxicité sera validée sur modèles cellulaires 2D et 3D.
Ce projet permettra d'élargir le panel de molécules anti-inflammatoires disponible, composés très prometteurs dans le traitement d'une large classe de maladies mais cela permettra aussi la valorisation des biomasses végétales disponibles en tant que co-produit. Cela devrait ainsi favoriser la création d’économies circulaires et contribuer à réduire l'érosion de la biodiversité en Europe.
Coordination du projet
Pierre-Eric Campos (UNIVERSITÉ ORLÉANS)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
ICOA UNIVERSITÉ ORLÉANS
Aide de l'ANR 274 240 euros
Début et durée du projet scientifique :
mars 2026
- 42 Mois