Avancer dans la détection des nanoplastiques : exploiter l'autofluorescence UV pour une sensibilité améliorée – NanoPlasticsDetect
L'utilisation intensive de matériaux plastiques a engendré une pollution alarmante liée à la présence de micro- et nanoplastiques. Ces derniers possèdent des dimensions inférieures à 1 µm, ce qui les rend encore plus menaçants pour la biodiversité et la santé humaine. Alors que les méthodes actuelles d’analyse sont limitées aux particules de tailles supérieures à 5 µm, la détection des nanoplastiques reste un défi majeur.
Le projet NanoPlasticsDetect vise à introduire une rupture dans la détection quantitative des nanoplastiques en exploitant l'autofluorescence ultraviolette (UV) résolue en temps. Les plastiques émettent une autofluorescence intrinsèque lorsqu'ils sont éclairés dans l’UV, ce qui apporte une sensibilité supérieure aux spectroscopies Raman et infrarouge actuelles. L'objectif central est d'améliorer la sensibilité de détection grâce à cette propriété d’autofluorescence, en visant des particules aussi petites que 30 nm de diamètre. Une originalité supplémentaire réside dans la capacité à différencier les types de plastiques en exploitant leur temps de vie d'autofluorescence.
Le développement de cette approche nécessite le développement de méthodes de caractérisations adaptées ainsi qu’une compréhension plus approfondie de la photophysique UV des nanoplastiques. Le projet NanoPlasticsDetect vise à combler ce manque en exploitant des développements conjoints en spectroscopie, nanophotonique et synthèse de nanoparticules plastiques calibrées. Le projet s'appuie sur les progrès récents et les résultats préliminaires des partenaires, avec une solide complémentarité entre les équipes.
Cette approche UV inédite promet une sensibilité accrue, la possibilité de détecter des particules nanométriques, et une application directe sans marquage idéale pour des scénarios in situ. Le projet NanoPlasticsDetect ouvrira de nouvelles perspectives pour la détection des nanoplastiques, aidant à mieux comprendre et quantifier cette pollution invisible.
Coordination du projet
Jérome Wenger (Institut Fresnel Marseille)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
Fresnel Institut Fresnel Marseille
University of Göttingen
IM2NP Institut des Matériaux, de Microélectronique et des Nanosciences de Provence
Aide de l'ANR 404 871 euros
Début et durée du projet scientifique :
mars 2026
- 36 Mois