CE16 - Neurosciences moléculaires et cellulaires – Neurobiologie du développement 2025

Réparation des effets du RCIU : Le potentiel des interventions nutritionnelles pour le développement cérébral fœtal – REDEVELOP

Résumé de soumission

Le retard de croissance intra-utérin (RCIU), qui touche environ 6,4 % des naissances en Europe, est une pathologie souvent associée à la prématurité et à un risque accru de retard du développement neurocognitif durant l'enfance. Les principales causes du RCIU incluent une insuffisance placentaire ou un apport insuffisant en protéines maternelles, fréquemment lié à des régimes alimentaires déséquilibrés, entraînant une carence en acides aminés essentiels durant la période fœtale. Des études menées tant chez l'animal que chez l'humain ont montré que ces carences en acides aminés perturbent le développement et la fonction du cortex cerebral in utero, conduisant à des troubles cognitifs et à des comportements anxieux.
Ce projet propose l'hypothèse qu'une intervention nutritionnelle ciblée et à court terme, visant à compenser la carence en acides aminés dès le début de la neurogenèse corticale, pourrait atténuer les anomalies neurodéveloppementales liées au RCIU. Le traitement envisagé associe neuf acides aminés essentiels à de la L-citrulline, un acide aminé non protéique qui a démontré sa capacité à favoriser la croissance des tissus fœtaux et le développement cérébral dans des modèles animaux de RCIU. L'efficacité de cette intervention sera testée sur un modèle murin de RCIU, en comparant deux périodes de supplémentation maternelle : une intervention précoce (aux jours gestationnels 12-14) et une intervention tardive (aux jours 17-19).
Dans le WP1, les effets à long terme de cette intervention seront évalués sur l'anatomie corticale et le comportement des descendants, à travers des tests d'apprentissage, de mémoire, d'anxiété et de comportement social, de la jeunesse à l'âge adulte. Le WP2 se concentrera sur l'exploration des mécanismes moléculaires par lesquels l'intervention influence le développement cortical fœtal.
Ces résultats pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies préventives pour améliorer les performances neurocognitives des enfants à risqué.

Coordination du projet

Patricia Parnet (UMR Physiopathologie des Adaptations Nutritionnelles)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

UMR PhAN UMR Physiopathologie des Adaptations Nutritionnelles

Aide de l'ANR 366 887 euros
Début et durée du projet scientifique : - 36 Mois

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