Étude des effets délétères des neutrophiles lors de la leptospirose et essai de thérapies dirigées sur l'hôte pour restaurer la destruction phagocytaire des bactéries – NEUTROLEPTO
La leptospirose est une maladie zoonotique négligée, causée par des leptospires, des bactéries mobiles de la famille des spirochètes. Leptospira interrogans est l’espèce la plus pathogène. Elle peut toucher tous les mammifères. Certains rongeurs sont des porteurs rénaux asymptomatiques qui excrètent la bactérie dans leur urine, contaminant ainsi l'environnement et facilitant sa propagation. Les leptospires infectent leurs hôtes par la peau et les muqueuses. Le changement climatique, avec l'augmentation des précipitations, en particulier dans les régions (sub)tropicales, et la proximité des rats et autres animaux dans des environnements pauvres, favorisent la (ré)émergence de la leptospirose. Chez l'homme, la leptospirose est difficile à diagnostiquer en raison de symptômes non caractéristiques, similaires à ceux de la grippe. Toutefois, les formes graves de la maladie peuvent entraîner des hémorragies et une insuffisance rénale, hépatique et pulmonaire, avec un décès dans 10 % des cas. Il n'existe pas de vaccin universel contre la leptospirose en raison du grand nombre de sérovars. La physiopathologie de la leptospirose est mal comprise. Notre consortium comprend quatre groupes de l'Institut Pasteur de Paris et de Nouvelle-Calédonie. Notre objectif est de réunir nos expertises complémentaires en leptospirose, immunité innée, transcriptomique et maladies vasculaires afin d'étudier les mécanismes par lesquels les neutrophiles et les leptospires conduisent à l'hémorragie et de comprendre comment les leptospires subvertissent les fonctions phagocytaires. Dans le cadre de ce projet de trois ans, nous utiliserons des modèles de souris ainsi que du sang de volontaires sains et de patients calédoniens atteints de leptospirose pour mener des études de recherche fondamentale, translationnelle et appliquée visant à comprendre, restaurer ou améliorer le rôle microbicide des phagocytes pour combattre les différents serovars de leptospires.
Coordination du projet
Catherine Werts (INSTITUT PASTEUR)
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Partenariat
IP INSTITUT PASTEUR
IP INSTITUT PASTEUR
IP-NC INSTITUT PASTEUR
IP INSTITUT PASTEUR
Aide de l'ANR 442 650 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2025
- 36 Mois