Identification d’adjuvants induisant une immunité muqueuse mémoire – ADIMUME
Les infections respiratoires sont une menace importante au niveau mondial. Actuellement, la plupart des vaccins contre les virus respiratoires sont administrés par voie systémique, ce qui n’induit pas une immunité respiratoire robuste pourtant essentielle contre l’infection et la transmission. La vaccination par voie intranasale est une stratégie prometteuse pour améliorer l’immunité respiratoire. Cependant, il est difficile d’induire une immunité de longue durée reposant sur les lymphocytes résidents mémoires capables de persister longtemps dans les tissus respiratoires et d’être rapidement réactivés.
L’utilisation d’adjuvants par voie nasale capables d’induire des réponses résidentes mémoires pourrait s’avérer essentielle pour améliorer l’efficacité des formulations vaccinales nasales à générer une protection de longue durée. Cependant, il n’y a actuellement pas d’adjuvant nasal approuvé et pas de modèle in vitro pour les sélectionner. L’objectif de ce projet est d’identifier des adjuvants dédiés à la voie nasale pouvant induire une immunité résidente mémoire des voies respiratoires supérieures via le développement d’un organoïde nasal humain. 1) Un modèle in vitro composé de tissu lymphoïde associé au nasopharynx humain sera mis en place pour déterminer l’induction des réponses résidentes mémoires. 2) Des adjuvants nasaux seront évalués à l’aide de ce modèle en comparaison avec un modèle souris pour examiner s’ils induisent une immunité résidente mémoire. Les mécanismes et les voies de signalisation permettant le développement de ces réponses seront déterminés. 3) En se basant sur ces mécanismes, le modèle in vitro sera enrichi en lymphocytes résidents mémoires provenant de tissus lymphoïdes ou périphériques, et associé à un épithélium nasal afin d’obtenir un organoïde nasal.
Ce projet permettra d’identifier des adjuvants pouvant générer une réponse résidente mémoire dans la sphère respiratoire et de développer un organoïde nasal qui accélérera l’identification de vaccins nasaux adjuvantés avec un potentiel clinique. Ce modèle permettra aussi de déterminer le mode d’action des adjuvants, de comprendre la formation des réponses mémoires muqueuses et il pourra aussi être utilisé pour étudier la pathophysiologie des infections respiratoires.
Coordination du projet
Stephanie Longet (CENTRE INTERNATIONAL DE RECHERCHE EN INFECTIOLOGIE)
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Partenariat
CIRI CENTRE INTERNATIONAL DE RECHERCHE EN INFECTIOLOGIE
Aide de l'ANR 262 809 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2025
- 36 Mois