Influence du récepteur des glucocorticoïdes sur la spermatogenèse – GRIS
La baisse de la fertilité masculine est devenue un problème de santé majeur. Elle est liée à plusieurs facteurs, dont une exposition excessive au cortisol, l'hormone du stress. Le cortisol est une hormone stéroïde de la famille des glucocorticoïdes (GCs), qui exerce des effets pléiotropes chez les mammifères, notamment sur la réponse immunitaire. Les effets de ces hormones sont médiés par le récepteur des glucocorticoïdes (GR), dont l'activité peut être modulée par des agonistes synthétiques. GR représente donc une cible thérapeutique importante pour les maladies inflammatoires chroniques. Cependant, les traitements par les GCs entraînent d’importants effets secondaires, dont une baisse de la fertilité.
Les deux équipes de ce consortium étudient depuis des années les fonctions physiopathologiques des récepteurs nucléaires dans divers types cellulaires. Leurs études ont montré que même sans cellules de Sertoli fonctionnelles (les cellules somatiques qui soutiennent l'environnement testiculaire), les niveaux de testostérone restent normaux chez les nouveau-nés, suggérant l'implication d'autres cellules dans la stéroïdogenèse embryonnaire. De plus, leurs études récentes sur des macrophages indiquent que GR contrôle l’expression de gènes clés dans la production de testostérone.
Dans ce contexte, le projet GRIS vise à comprendre comment les GCs, via leur récepteur, agissent sur les différents types cellulaires du testicule pour réguler la spermatogenèse et la production de testostérone. Le projet comprend deux objectifs : (1) caractériser le rôle de GR dans la spermatogenèse en utilisant des modèles de souris génétiquement modifiées et des approches transcriptomiques, et (2) étudier l’impact des GCs synthétiques sur ces cellules et les mécanismes moléculaires sous-jacents.
Ces résultats permettront de mieux comprendre le rôle des GCs sur la fertilité masculine et de proposer de nouvelles approches thérapeutiques pour limiter les effets secondaires sur la reproduction.
Coordination du projet
Nadege Vernet (Institut de génétique, biologie moléculaire et cellulaire)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
IGBMC Institut de génétique, biologie moléculaire et cellulaire
IGBMC Institut de génétique, biologie moléculaire et cellulaire
Aide de l'ANR 530 627 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2025
- 48 Mois