CE14 - Physiologie et physiopathologie 2025

Impact de l'ingestion chronique de spores du groupe Bacillus cereus sur la physiologie intestinale de la drosophile – PhyDBac

Résumé de soumission

L'équipe s'intéresse aux mécanismes de défense d'un organisme contre les agresseurs environnementaux et aux conséquences physiopathologiques lorsque ces mécanismes échouent. Le paradigme biologique qui constitue la base de nos recherches est l'étude des interactions entre Drosophila melanogaster, un puissant modèle génétique, et les bactéries Gram-positives du groupe Bacillus cereus (Bc). Ce groupe de bactéries a la propriété de produire des spores, forme de résistance lorsque les conditions de croissance sont défavorables. Malheureusement, de nombreuses souches de ce groupe sont des pathogènes opportunistes qui posent des problèmes environnementaux et de santé humaine, que ce soit dans l'agriculture, la chaîne alimentaire ou les hôpitaux. De manière importante, il n'existe pas de données fiables dans la littérature sur leurs effets après ingestion chronique. Par ailleurs, il est connu que bactéries (allochtones et du microbiote), inflammation, métabolisme et maladies intestinales sont intimement liés. Notre équipe a déjà montré chez la drosophile que l’ingestion de spores de certaines souches du groupe Bc induisait une létalité accrue, accompagnée d’un vieillissement de l’intestin (inflammation, perméabilité, stress oxydatif) et d’une augmentation du nombre de cellules entéroendocrines. Notre projet vise maintenant à analyser les conséquences induites par leur ingestion à long terme, et les mécanismes sous-jacents, sur le microbiote intestinal, le métabolisme et les dérégulations entéroendocrines en se focalisant sur les spores de Bacillus thuringiensis, qui sont utilisées comme insecticides dans le monde entier. L'utilisation de la drosophile permettra de détecter des changements physiologiques à long terme en utilisant des approches génétiques, moléculaires et cellulaires. L'ingestion de spores, par opposition aux bactéries végétatives, a été peu étudiée et le projet permettra de mieux comprendre leur comportement une fois dans l’intestin et leur rôle sur les physiopathologies intestinales.

Coordination du projet

Raphael Rousset (Institut Sophia Agrobiotech)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

ISA Institut Sophia Agrobiotech

Aide de l'ANR 347 279 euros
Début et durée du projet scientifique : février 2026 - 48 Mois

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