Valorisation durable des boues rouges de bauxite à l'aide de bactéries électroactives – BAUXEET
Lors de l'extraction de l'aluminium de la bauxite, il faut séparer d'autres composants indésirables tels que le fer par lixiviation acide et recuit à haute température, ce qui laisse une « boue rouge » non exploitée, avec de graves implications économiques et environnementales. Nous proposons ici une méthode pour extraire le fer de l'aluminium dans la bauxite et les boues rouges en utilisant les processus métaboliques naturels des bactéries électroactives. Dans des publications antérieures, notre consortium a montré que ces bactéries, par exemple celles du genre Geobacter, réduisent efficacement le fer de Fe(III) à Fe(II) dans des conditions ambiantes. Dans ce projet, nous proposons de réduire les contaminants d'oxyde de fer (hydroxy) dans la bauxite, de les reminéraliser sous forme de magnétite et de les extraire par simple séparation magnétique. Nous visons donc ici à fournir une méthode peu coûteuse, efficace et respectueuse de l'environnement pour diminuer la quantité de boues rouges lors de l'extraction de l'aluminium, et dépolluer les boues elles-mêmes, tout en valorisant la magnétite minéralisée en tant que sous-produit. Ce projet rassemble l'expertise transversale de chimistes experts en bioélectrochimie et de géologues pour caractériser et quantifier les changements dans les phases minérales avant et après le traitement biologique.
Coordination du projet
Frédéric BARRIERE (UNIVERSITÉ DE RENNES (EPE))
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Partenariat
ISCR UNIVERSITÉ DE RENNES (EPE)
Géosciences Rennes UNIVERSITÉ DE RENNES (EPE)
Aide de l'ANR 332 555 euros
Début et durée du projet scientifique :
janvier 2026
- 48 Mois