CE04 - Méthodologies, instrumentations, capteurs et solutions pour la transition écologique 2025

Une meilleure compréhension de l'usage de l'eau par les plantes grâce à l'IRM portable – DISRUPTOR

Résumé de soumission

Les écosystèmes terrestres jouent un rôle majeur dans la séquestration du carbone. Pour piéger le dioxyde de carbone, les plantes ont besoin d’eau. Pour cela, elles absorbent l’eau dans le sol grâce aux racines puis elle est conduite dans la plante à travers le xylème pour arriver dans la feuille où elle va réagir avec le dioxyde de carbone lors de la photosynthèse pour produire des sucres. Il existe donc un couplage fort entre le transport de l’eau et la capacité de la plante à absorber du carbone et donc à le séquestrer. Pour étudier de manière non invasive l’eau, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une approche de choix si nous sommes capables d’amener le capteur auprès de plantes de diverses dimensions. Nos récents travaux ont démontré l’intérêt et les capacités d’une telle IRM transportable.
Le but de ce projet est d’utiliser cette IRM transportable pour caractériser l’utilisation de l’eau par les plantes dans leur environnement naturel. Dans une première tâche focalisée sur les racines, nous allons appréhender l’absorptions d’eau dans le sol et la rhizosphère, avec des espèces seules ou en mélanges en rhizotron, avec des épisodes de déficit en eau. Avec des mesures sur parties aériennes, le capteur IRM nous servira également à phénotyper différents arbres dans une deuxième tâche. Le but sera de comprendre les différences dans l’utilisation de l’eau que ce soit sur des espèces dans un verger ou directement dans une forêt. Pour mener à bien ces travaux, une troisième tâche se focalisera sur les développements en lien avec le capteur. Ainsi, nous le rendrons automne pour pouvoir aller faire des mesures dans les forêts ou nous développerons des méthodes d’analyse basées sur l’intelligence artificielle.
Nos résultats devraient permettre d’avoir une meilleure connaissance sur les relations hydriques dans les plantes et en interaction avec le sol, ainsi que sur les mécanismes mis en œuvre par la plante lors d’évènements climatiques extrêmes.

Coordination du projet

Guilhem Pages (INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE POUR L'AGRICULTURE, L'ALIMENTATION ET L'ENVIRONNEMENT)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

QuaPA INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE POUR L'AGRICULTURE, L'ALIMENTATION ET L'ENVIRONNEMENT
PIAF INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE POUR L'AGRICULTURE, L'ALIMENTATION ET L'ENVIRONNEMENT
UREP INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE POUR L'AGRICULTURE, L'ALIMENTATION ET L'ENVIRONNEMENT
INRAE PACA - EMMAH INSTITUT NATIONAL DE RECHERCHE POUR L'AGRICULTURE, L'ALIMENTATION ET L'ENVIRONNEMENT - Centre de Recherche PACA

Aide de l'ANR 599 066 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2025 - 48 Mois

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