Carbonucléotides à visée anti-malaria – CARMA
Plasmodium falciparum (Pf) est responsable de la forme la plus mortelle du paludisme, qui constitue une menace sanitaire majeure dans les pays tropicaux et subtropicaux. En 2021, l'Organisation mondiale de la santé a estimé à 619 000 le nombre de décès dus au paludisme et à 247 millions le nombre de cas de paludisme dans le monde, ce dernier ayant augmenté pour la deuxième année consécutive. Selon l'OMS, le paludisme est l'un des problèmes de santé les plus graves et les plus complexes auxquels l'humanité sera confrontée au XXIe siècle.
Aujourd'hui, le paludisme est une affection des pays en développement qui a le potentiel de s'étendre à des latitudes plus élevées en raison du changement climatique. Le paludisme pourrait donc devenir un problème de santé publique pour les pays développés d'ici quelques décennies. Malgré les progrès récents dans la lutte contre le paludisme, ceux-ci sont malheureusement menacés par la résistance du parasite aux médicaments actuels les plus efficaces. Ainsi, le développement de nouveaux traitements antipaludiques impliquant de nouveaux composés et de nouvelles cibles thérapeutiques reste une priorité urgente. Le projet propose l'étude et le développement de nouveaux agents thérapeutiques ciblant le cycle de vie du parasite et appartenant à la famille d'analogues de carbonucléosides phosphonate comme nouveau chimiotype pour l'inhibition de Pf.
Coordination du projet
Christophe Mathe (Institut des Biomolécules Max Mousseron)
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Partenariat
IBMM Institut des Biomolécules Max Mousseron
LPHI Laboratory of Pathogens and Host Immunity
CBS Centre de Biologie Structurale
Aide de l'ANR 550 742 euros
Début et durée du projet scientifique :
décembre 2024
- 48 Mois