Conséquences épidémiologique de l'érosion de la diversité génétiques des vecteurs et de leur microbiote induite par les processus invasifs – Evasion
Les espèces invasives constituent une menace réelle pour l’environnement, l’économie mondiale et la santé globale. Le moustique tigre Ae. Albopictus est l’une des espèces vectrices de pathogènes les plus invasive au monde. Originaire d’Asie, elle a récemment été introduite sur l’ensemble des continents habités de la planète. Elle transmet par ailleurs plus de 19 pathogènes humains et animaux dont le virus Chikungunya. Suite son introduction dans l’Océan Indien et en Europe, elle a été impliquée dans l’émergence d’épidémies de Chikungunya. Les récents travaux de notre groupe ont montré que durant le processus invasif, elle a fait face à des pertes conséquences de sa diversité génétique qui étaient corrélées à une réduction de son microbiote. D’autres travaux ont montré que ces facteurs influent fortement sur les traits du moustique et sa capacité à transmettre des pathogènes. Nous émettons donc l’hypothèse que les conséquences du processus invasif du moustique sur la diversité la diversité génétique des populations et de leur microbiote pourrait impacter considérablement les traits de ce dernier en lien direct ou indirect avec la transmission de virus. De fait, nous souhaiterions (i) mieux évaluer l’évolution de ces patterns en réalisant des échantillonnages temporels et en estimant la diversité génétique des population de moustiques et celle de leur microbiote à l’échelle inter- et intra-saison, (ii) utiliser ces données pour manipuler en condition contrôlé le génotype des moustiques et leur microbiote afin de mimer ce phénomène et estimer son impact sur les traits d’histoire de vie, le comportement du moustique mais aussi sa compétence vectorielle vis-à-vis du virus Chikungunya et enfin (iii) utiliser ces données empiriques pour améliorer les modèles actuel sur la capacité vectorielle du moustique au sein des territoires envahis. Ces résultats constitueront une première base afin de pouvoir améliorer la prédiction des épidémies liées aux vecteurs de pathogènes.
Coordination du projet
Guillaume MINARD (Ecologie microbienne)
L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.
Partenariat
LBBE LABORATOIRE DE BIOMÉTRIE ET BIOLOGIE EVOLUTIVE
EM Ecologie microbienne
Aide de l'ANR 293 570 euros
Début et durée du projet scientifique :
mars 2024
- 48 Mois