L'origine de la Dégénérescence Structurelle des Prothèses Valvulaires Biologiques : Rôle des Facteurs Lipidiques et de la Thrombose – OriginSVD
Avec le vieillissement de la population, le nombre de rétrécissements aortiques calcifiées, la maladie valvulaire cardiaque la plus fréquente, devrait doubler dans les 20 prochaines années. Aucun traitement pharmacologique n'est disponible, la seule option est d'effectuer un remplacement valvulaire aortique (RVA). Ces dernières années, l'utilisation de prothèses valvulaires biologiques s’est considérablement accélérée. Cependant, leur principale limite est leur durabilité : le processus de détérioration structurelle de la prothèse débute tôt après la chirurgie et progresse au cours du temps. À ce jour, les mécanismes physiopathologiques ne sont pas connus et aucune cible pharmacologique n'a été identifiée. Néanmoins, les valves biologiques implantées font face au même environnement susceptible d'exacerber la dégénérescence des tissus biologiques, que les valves natives, suggérant que des mécanismes similaires sont à l'œuvre.
Avec OriginSVD, j’ai pour objectif d’identifier les mécanismes expliquant la dégénérescence des prothèses, avec un axe d’étude spécifique sur le rôle des facteurs lipidiques. J'aborderai cette problématique via des approches complémentaires et intégrées incluant des expérimentations in vivo de pointe, couplée à des études in vitro. Grâce aux modèles déjà disponibles (i.e. la souris PCSK9 KO et le modèle de RVA orthotopique sur mini-porc présentant un gain de fonction de PCSK9), je vais disséquer le rôle de l'hypercholestérolémie et de PCSK9 sur la nature et la différenciation des cellules recrutées et leur impact sur la structure et la composition de la valve. Je vais démêler les mécanismes cellulaires et moléculaires par des approches in vitro basées sur la modulation du flux, des lipides et des facteurs thrombotiques. Comprendre comment la prothèse valvulaire biologique se détériore dès l’implantation est la pierre angulaire pour développer des approches pharmacologiques et/ou de prévention.
Coordination du projet
Romain Capoulade (L'unité de recherche de l'institut du thorax)
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Partenariat
L'unité de recherche de l'institut du thorax
Aide de l'ANR 363 113 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2023
- 36 Mois