Elucider comment les transferts lipidiques aux sites de contact membranaires permettent la propagation et la survie de Toxoplasma gondii chez son hôte humain – ApicoLipidTraffic
Les parasites Apicomplexa sont des agents infectieux responsables de graves maladies chez l’homme telles que la malaria et la toxoplasmose. La malaria touche ~250millions de personnes/an et en tue ~1/2million chaque année. La toxoplasmose affecte ~1/3 de la population mondiale et constitue une menace pour tous les patients immunodéprimés. Il n’existe pas de vaccin efficace et les parasites deviennent résistants à la plupart des traitements actuels. Il y a donc urgence d’identifier de nouvelles cibles. Au cours de leur cycle cellulaire les Apicomplexa survivent grâce à un apport massif en nutriments dont les lipides. Leur biogenèse membranaire dépend (i) d’un détournement des lipides de l’hôte, (ii) des voies de néosynthèse lipidique du parasite et (iii) d’un intense flux entre ces 2 sources lipidiques. Nous avons récemment démontré que le parasite doit stocker les lipides de l’hôte afin d’éviter leur accumulation létale et pouvoir les mobiliser lors de la division cellulaire. Comment le parasite orchestre-t-il l’ensemble de ces flux lipidique essentiels à sa survie intracellulaire ? Nous avons révélé que les sites de contacts membranaires et les « lipid transfer protéines (LTP)» associées ont un rôle essentiel dans ces transferts lipidiques chez les modèles humains. Ces contacts existent chez le parasite ainsi qu’aux interfaces d’interactions métaboliques entre le parasite et l’hôte. Nous avons identifié les candidats LTPS parasitaires et humains qui seraient à l’origine de ces transferts lipidiques essentiels à la survie du parasite. Nous proposons de déterminer leur fonction lors du développement intracellulaire de Toxoplasma gondii dans la cellule humaine par de nouvelles approches de lipidomique-fluxomique et de microscopie (FRET-FLIM et électronique). Notre projet permettra d’élucider les mécanismes de transport et homéostasie lipidique nécessaire a la survie du parasite et pourrait contribuer à identifier de potentielles cibles thérapeutiques innovantes.
Coordination du projet
Cyrille Botté (Institut pour l'Avancée des Biosciences)
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Partenariat
IAB Institut pour l'Avancée des Biosciences
I2BC Institut de Biologie Intégrative de la Cellule
ICP Institut de Chimie Physique
Aide de l'ANR 693 974 euros
Début et durée du projet scientifique :
septembre 2023
- 48 Mois