CE02 - Terre vivante 2023

Fossiles, traits, génomes et les mystères non résolus des gradients latitudinaux – LatitudinalMysteries

Résumé de soumission

Les régions tropicales abritent plus d'espèces que les zones tempérées. Ce patron, décrit depuis plus de deux siècles comme le gradient latitudinal de diversité, reste l'un des grands mystères de l'écologie. Dans ce projet, je choisis d'aborder trois grandes questions fondamentales qui restent en suspens concernant la constrution du gradient latitudinal de diversité: (1) L'extinction est-elle plus élevée dans les régions tempérées que sous les tropiques ? L'extinction est difficile à estimer et son rôle dans la construction des patrons de diversité reste mal connu. À l'aide de modèles récents de diversification de naissance-mort, j'utiliserai les plus grandes bases de données paléontologiques disponibles pour estimer quelle est la contribution de l'extinction aux différences latitudinales de diversité. (2) Est-ce que les interactions entre espèces sont plus fortes dans les tropiques? Les interactions interspécifiques sont souvent proposées comme étant un des principaux facteurs favorisant la spéciation dans les tropiques. En utilisant des modèles d'évolution phénotypique et des données globales sur les traits fonctionnels, je testerai si les interactions entre espèces sont plus souvent détectées dans les tropiques que dans les zones tempérées. (3) Quels sont les mécanismes moléculaires de l'adaptation aux hautes latitudes? En utilisant un large jeu de données génomique sur un gradient de latitude de la Californie à l'Alaska, je comparerai les adaptations chez deux espèces éloignées: l'épinoche à trois épines et le saumon chinook. Cette comparaison visera a mieux comprendre si l'adaptation à la latitude se fait de novo ou en utilisant une architecture commune entre espèces. Globalement, ce projet étudie les questions clefs actuelles concernant la compréhension du gradient latitudinal de diversité, tout en utilisant une approche pluridisciplinaire intégrant paléontologie, méthodes comparatives, génomique des populations et les données globales les plus récentes.

Coordination du projet

Jonathan ROLLAND (Evolution et diversité biologique)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

EDB Evolution et diversité biologique

Aide de l'ANR 310 757 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2023 - 48 Mois

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