CE13 - Biologie cellulaire, biologie du développement et de l’évolution 2022

Homéostasie des pores nucléaires pendant l'interphase – NICE4Nups

L’homéostasie des pores nucléaires, clé de l’adaptation et de la santé cellulaire|L’homéostasie des pores nucléaires, clé de l’adaptation et de la santé cellulaire

|Les pores nucléaires sont des portes essentielles qui régulent les échanges entre le noyau et le cytoplasme et permettent aux cellules de fonctionner correctement. Ce projet cherche à comprendre comment les cellules maintiennent l’équilibre et la stabilité de ces structures au cours du temps et en conditions de stress, un mécanisme fondamental pour la santé cellulaire et dont la dérégulation est associée à de nombreuses maladies.

|Comprendre comment l’équilibre des pores nucléaires soutient la fonction cellulaire et la santé

Les cellules utilisent les complexes du pore nucléaire pour contrôler les échanges entre le noyau et le cytoplasme. Ces structures sont essentielles à l’expression des gènes, à l’adaptation cellulaire et à la survie des cellules. Malgré leur rôle central, les mécanismes permettant aux cellules de maintenir le nombre, l’organisation et la fonctionnalité des pores nucléaires au cours du temps restent encore mal compris. Cet enjeu est d’autant plus important que des défauts de fonctionnement des pores nucléaires sont aujourd’hui associés à de nombreuses pathologies humaines, notamment des maladies neurologiques, des cancers et des processus liés au vieillissement. L’un des principaux enjeux de ce projet est donc de comprendre comment les cellules préservent l’équilibre et la stabilité des pores nucléaires dans des conditions normales et face à des situations de stress. Alors que la majorité des travaux antérieurs se sont concentrés sur l’assemblage des pores nucléaires lors de la division cellulaire, les mécanismes assurant leur régulation dans des cellules non divisantes et leur capacité d’adaptation aux besoins cellulaires demeurent largement inexplorés. L’objectif général du projet est d’identifier et de caractériser les mécanismes moléculaires qui assurent l’homéostasie des complexes du pore nucléaire dans des cellules humaines. Le projet vise en particulier à identifier des facteurs clés impliqués dans l’organisation et la stabilité de ces structures au niveau de l’enveloppe nucléaire, et à comprendre comment ils contribuent au bon fonctionnement du transport nucléocytoplasmique. En combinant des approches de biologie cellulaire, de biochimie et d’imagerie à haute résolution, ce projet ambitionne de fournir une vision intégrée et dynamique de la régulation des pores nucléaires. À terme, ces travaux visent à établir un cadre conceptuel reliant l’homéostasie des pores nucléaires à la santé cellulaire et à la capacité des cellules à s’adapter à leur environnement, ouvrant la voie à de futures recherches sur les mécanismes pathologiques associés à leur dérégulation.|Les cellules utilisent les complexes du pore nucléaire pour contrôler les échanges entre le noyau et le cytoplasme. Ces structures sont essentielles à l’expression des gènes, à l’adaptation cellulaire et à la survie des cellules. Malgré leur rôle central, les mécanismes permettant aux cellules de maintenir le nombre, l’organisation et la fonctionnalité des pores nucléaires au cours du temps restent encore mal compris. Cet enjeu est d’autant plus important que des défauts de fonctionnement des pores nucléaires sont aujourd’hui associés à de nombreuses pathologies humaines, notamment des maladies neurologiques, des cancers et des processus liés au vieillissement. L’un des principaux enjeux de ce projet est donc de comprendre comment les cellules préservent l’équilibre et la stabilité des pores nucléaires dans des conditions normales et face à des situations de stress. Alors que la majorité des travaux antérieurs se sont concentrés sur l’assemblage des pores nucléaires lors de la division cellulaire, les mécanismes assurant leur régulation dans des cellules non divisantes et leur capacité d’adaptation aux besoins cellulaires demeurent largement inexplorés. L’objectif général du projet est d’identifier et de caractériser les mécanismes moléculaires qui assurent l’homéostasie des complexes du pore nucléaire dans des cellules humaines. Le projet vise en particulier à identifier des facteurs clés impliqués dans l’organisation et la stabilité de ces structures au niveau de l’enveloppe nucléaire, et à comprendre comment ils contribuent au bon fonctionnement du transport nucléocytoplasmique. En combinant des approches de biologie cellulaire, de biochimie et d’imagerie à haute résolution, ce projet ambitionne de fournir une vision intégrée et dynamique de la régulation des pores nucléaires. À terme, ces travaux visent à établir un cadre conceptuel reliant l’homéostasie des pores nucléaires à la santé cellulaire et à la capacité des cellules à s’adapter à leur environnement, ouvrant la voie à de futures recherches sur les mécanismes pathologiques associés à leur dérégulation.

|Le projet repose sur une approche intégrée combinant biologie cellulaire, biochimie et imagerie avancée afin d’étudier l’organisation, la dynamique et la fonctionnalité des complexes du pore nucléaire dans des cellules humaines. Des lignées cellulaires ont été utilisées pour analyser ces structures dans des conditions physiologiques normales et en réponse à différents types de stress.

Des méthodes de biologie cellulaire ont permis de moduler l’expression de protéines clés impliquées dans l’homéostasie des pores nucléaires, afin d’en évaluer les conséquences sur leur organisation et sur le transport entre le noyau et le cytoplasme. Ces analyses ont été complétées par des approches fonctionnelles évaluant l’adaptation cellulaire, la prolifération et la réponse au stress.

Des techniques biochimiques ont été mises en œuvre pour identifier et caractériser les interactions entre les différents composants moléculaires des pores nucléaires et leurs régulateurs. Ces approches ont permis de mieux comprendre comment les complexes protéiques s’assemblent, se stabilisent et interagissent au niveau de l’enveloppe nucléaire.

L’imagerie a constitué un axe central du projet. Des techniques de microscopie de fluorescence et de microscopie de super-résolution ont été utilisées pour visualiser l’organisation spatiale des pores nucléaires avec une grande précision. Des outils d’analyse d’images ont été développés et optimisés afin de quantifier de manière robuste la distribution et la densité des pores nucléaires dans des cellules intactes.

L’ensemble de ces méthodes complémentaires a permis d’obtenir une vision intégrée et dynamique des mécanismes assurant l’équilibre des pores nucléaires, tout en garantissant une analyse fiable et reproductible.

|Ce projet a permis de mieux comprendre comment les cellules préservent leur bon fonctionnement au quotidien. Il s’est concentré sur les pores nucléaires, de minuscules « portes » situées à la surface du noyau, qui contrôlent les échanges entre le noyau et le reste de la cellule. Ces échanges sont indispensables pour que la cellule fonctionne, s’adapte à son environnement et survive.

Les résultats montrent que ces pores ne sont pas des structures figées, mais qu’ils doivent être constamment entretenus et équilibrés pour rester fonctionnels. Le projet a mis en évidence que les cellules possèdent des mécanismes actifs pour maintenir cet équilibre, y compris lorsque les cellules ne se divisent pas, ce qui était encore peu connu jusqu’à présent.

Une découverte majeure du projet est le rôle central d’une protéine appelée UBAP2L. Les travaux ont montré que cette protéine agit comme un régulateur essentiel de l’organisation des pores nucléaires. Lorsque son fonctionnement est perturbé, les pores nucléaires perdent leur organisation normale et les échanges entre le noyau et le cytoplasme deviennent moins efficaces. Cela affecte directement la capacité des cellules à fonctionner correctement.

Le projet a également montré que le bon équilibre des pores nucléaires est particulièrement important lorsque les cellules sont soumises à des situations de stress, par exemple lorsque leur environnement change. Les cellules dont les pores nucléaires sont mal organisés s’adaptent moins bien et se multiplient plus difficilement, ce qui souligne l’importance de ces mécanismes pour la santé cellulaire.

Enfin, le projet a permis de développer de nouvelles méthodes pour observer et mesurer l’organisation des pores nucléaires avec une grande précision. Ces outils constituent un apport durable pour la recherche. L’ensemble des résultats a été diffusé par une publication scientifique internationale et ouvre de nouvelles perspectives pour mieux comprendre le rôle des pores nucléaires dans la santé et les maladies humaines.

|L’un des apports majeurs de ce projet est de montrer que les complexes du pore nucléaire ne sont pas des structures figées, mais des éléments dynamiques dont l’équilibre doit être activement maintenu pour garantir le bon fonctionnement des cellules. En révélant comment les cellules préservent l’organisation de ces « portes » essentielles au cours du temps et en situation de stress, le projet propose une nouvelle manière de comprendre les bases de la santé cellulaire.

Une perspective importante ouverte par ce travail est que des défauts d’équilibre des pores nucléaires pourraient constituer un mécanisme précoce et commun à de nombreuses maladies. Les pores nucléaires contrôlant les échanges entre le noyau et le cytoplasme, toute altération de leur organisation peut avoir des conséquences étendues sur l’expression des gènes, la réponse au stress et la survie cellulaire. Mieux comprendre ces mécanismes offre donc de nouvelles pistes pour expliquer l’apparition et la progression de certaines pathologies.

Le projet met également en lumière le rôle central de la protéine UBAP2L dans la régulation de l’équilibre des pores nucléaires. Cette découverte ouvre la voie à des recherches futures visant à explorer le fonctionnement de ce mécanisme dans différents types cellulaires, notamment les cellules nerveuses, et dans des contextes liés au vieillissement ou à des conditions de stress prolongé.

Par ailleurs, les avancées méthodologiques réalisées au cours du projet constituent un atout durable. Les outils d’imagerie et d’analyse quantitative développés pourront être réutilisés pour étudier d’autres questions liées à l’organisation du noyau, aux réponses cellulaires au stress ou aux assemblages protéiques.

À plus long terme, ces travaux ouvrent des perspectives en recherche biomédicale. Les dysfonctionnements des pores nucléaires étant impliqués dans des maladies neurologiques, des cancers et des pathologies liées à l’âge, les connaissances issues de ce projet pourraient contribuer à orienter de futures stratégies visant à restaurer l’équilibre cellulaire et à préserver la santé.

Les pores nucléaires (PN) sont intégrés dans l'enveloppe nucléaire (EN) et assurent le transport nucléocytoplasmique et la survie cellulaire. Nous avons découvert que les protéines liées au X fragile (FXRPs) et le transport le long des microtubules dirigent l'assemblage spatial des Nups au niveau de l’EN dans les cellules humaines pour former des PN fonctionnels pendant la phase G1 du cycle cellulaire. En l'absence de FXRPs, les Nups s'auto-assemblent de manière aberrante dans le cytoplasme et l'exportation des protéines ainsi que la progression du cycle cellulaire sont perturbées. Ces résultats ont permis de comprendre comment une biogénèse accrue des PN peut être obtenue au début de la phase G1 et de relier ce processus aux maladies neurologiques humaines. Cependant, la raison pour laquelle cette voie existe au début de la phase G1, si et comment elle peut être modulée en réponse aux besoins cellulaires restent inconnus.
Nos données préliminaires ont identifié la protéine NICE-4 (également connue sous le nom d'UBAP2L) comme un facteur en amont limitant la biogenèse des PN dépendante des FXRPs en G1. Nous avons démontré que NICE-4/UBAP2L se localise aux PN et régule l'assemblage du complexe Y et la densité adéquate des PN au niveau de l’EN.
Le but de ce projet est d'étudier la fonction précise de NICE-4/UBAP2L dans l'assemblage des PN. Nous analyserons la formation des sous-complexes NICE-4/UBAP2L dans des conditions cellulaires changeantes telles que le stress et la disponibilité des nutriments, ainsi que pendant la différenciation neuronale, en combinant la biochimie, la biologie cellulaire et la microscopie à super-résolution. La façon dont les PN sont assemblés représente une question fondamentale en biologie cellulaire et notre projet pourrait entraîner un changement de paradigme dans la façon dont NICE-4/UBAP2L peut assurer l'homéostasie cellulaire.

Coordination du projet

Izabela Sumara (Centre Européen de Recherche en Biologie et en Médecine)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

IGBMC Centre Européen de Recherche en Biologie et en Médecine
IGBMC Centre Européen de Recherche en Biologie et en Médecine

Aide de l'ANR 435 870 euros
Début et durée du projet scientifique : septembre 2022 - 36 Mois

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