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Approche historique de la « TRANSition ENVIRonnementale » : innovations politiques et sociales face aux risques environnementaux en milieu urbain (années 1950-années 2000) – TRANSENVIR

TRANSENVIR

Approche historique de la « TRANSition ENVIRonnementale » : innovations politiques et sociales face aux risques environnementaux en milieu urbain (années 1950-années 2000)

Enjeux et objectifs

Le projet TRANSENVIR a l'ambition de proposer un cadre cohérent et très solidement documenté de compréhension de la place occupée par les villes françaises dans la montée, l'institutionnalisation et la reconfiguration de politiques environnementales. Il s'agit d'évaluer dans quelle mesure les différents risques liés à l'environnement urbain ont pu engendrer l'innovation en terme de gestion politique et administrative de ces milieux à mesure qu'ils se peuplaient. <br />Nous voulons vérifier, sur deux terrains complémentaires (les agglomérations de Lyon et de Grenoble), l'hypothèse d'une transition environnementale de moyenne durée (seconde moitié du XXe siècle) dans la société française, comme dans les autres sociétés occidentales comparables. Il s'agira en outre de mettre en évidence ses acteurs et d'interroger plus particulièrement le poids d'un espace, les mondes urbains et périurbains, dans ce phénomène. <br />

La méthode de l'enquête est classique en histoire et plus largement en sciences sociales : travail dans les archives, complété par des recherches documentaires (presse et littérature grise), et des entretiens oraux avec des acteurs du problème étudié

Trois axes guideront la réflexion et l'enquête collective :

1/ Ville, environnement et innovation sociale
Si les villes sont par excellence des lieux d’innovation, ce sont également des concentrations d'hommes et d'artefacts qui influent sur l'écosystème et l'environnement physico-chimique. Pour étudier le lien entre le phénomène urbain, l'enjeu environnemental et l'innovation sociale, l'enquête sera territorialisée.

2/ Définition et gestion du risque et interface science-société
À partir des archives et des sources orales, nous questionnerons la catégorie actuelle des « lanceurs d'alerte » pour comprendre le rôle des premières grandes études qui, dès les années 1950-1960, ont mis en avant le risque lié à la dégradation de l'environnement.
L'équipe travaillera sur trois grands cas concrets, par aller-retour constant entre le terrain local et l'échelon national :
1° la mise en œuvre des premières politiques de limitation de la pollution automobile ;
2° la définition et le traitement des risques sanitaires (physiques et psychiques) liés à la construction des grands ensembles ;
3° les risques écologiques que les rejets domestiques et industriels urbains ont pu faire peser sur les milieux aquatiques.

3/ La transition environnementale comme phénomène transnational au travers du prisme des circulations multiscalaires d'acteurs, d'idées et de pratiques, et d'une histoire relationnelle des acteurs collectifs intervenus dans le domaine des problèmes liés à l'environnement urbain (grandes ONG, associations locales, collectivités publiques, mais aussi cercles d'experts comme l'OCDE, les comités spécialisés de l'OMS, le Conseil de l'Europe et les instances de la Communauté Européenne, etc.).

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Le projet TRANSENVIR a l'ambition de proposer un cadre cohérent et très solidement documenté de compréhension de la place occupée par les villes françaises dans la montée, l'institutionnalisation et la reconfiguration de politiques environnementales. Il s'intègre dans le défi 8, « Sociétés innovantes, intégrantes et adaptatives » de l'appel à projets 2016 et doit répondre aux problématiques soulevées par l'axe 1, « Rapport au risque et innovation sociale », à l'aide d'une enquête collective sur les rapports entre les sociétés urbaines contemporaines (seconde moitié du XXe siècle) et leur environnement, sous l'angle du risque. Il s'agit d'évaluer dans quelle mesure les différents risques liés à l'environnement urbain ont pu engendrer l'innovation dans la gestion politique et administrative de ces milieux à mesure qu'ils se peuplaient. Nous voulons vérifier l'hypothèse d'une transition environnementale de moyenne durée dans la société française, comme dans les autres sociétés occidentales comparables, mettre en évidence ses acteurs et interroger plus particulièrement le poids d'un type d'espace, les mondes urbains (y compris périurbains) dans ce phénomène.
Trois axes guideront la réflexion et l'enquête collective :
1/ Ville, environnement et innovation sociale. Si les « villes sont par excellence des lieux d’innovation », comme le souligne l'appel à projets 2016 (p. 143), ce sont également des concentrations d'hommes et d'artefacts qui influent sur l'écosystème et l'environnement physico-chimique. Pour étudier le lien entre le phénomène urbain, l'enjeu environnemental et l'innovation sociale, l'enquête sera territorialisée. Elle sera menée sur une agglomération lyonnaise et sur une autre agglomération géographiquement proche mais différente (Grenoble). Cela ouvrira la voie à une analyse la plus complète possible des innovations politiques – y a-t-il un programme d'« écologisme municipal » à partir des élections locales de 1977 ? – théoriques et pédagogiques – comment, par qui et pour qui a été formulé le lien entre phénomènes planétaires et environnement de proximité ? – dans une société urbaine donnée.
2/ Définition et gestion du risque et interface science-société. A partir des archives, des sources orales et audiovisuelles, nous questionnerons la catégorie actuelle des « lanceurs d'alerte » pour comprendre le rôle des premières grandes études qui, dès les années 1950-1960, ont mis en avant le risque lié à la dégradation de l'environnement. Une forte diversité sociale, professionnelle, géographique et culturelle, dans la composition et les motivations, caractérise les acteurs déjà en partie connus. Il faudra faire la part des penseurs, de la science engagée, qui implique une activité militante du chercheur directe ou indirecte, et de la science utilisée comme pourvoyeuse d'expertise par les pouvoirs publics. L'équipe travaillera sur quatre grands cas concrets, par aller-retour constant entre le terrain local et l'échelon national : 1° la mise en œuvre des premières politiques de limitation de la pollution automobile ; 2° la définition de plans d'action contre les risques imputés au bruit ; 3° la définition et le traitement des risques sanitaires (physiques et psychiques) liés à la construction des grands ensembles ; 4° les risques écologiques que les rejets domestiques et industriels urbains ont pu faire peser sur les milieux aquatiques.
3/ La transition environnementale comme phénomène transnational. Cet axe étudiera la relation entre risque environnemental urbain et innovation sociale en la saisissant au travers du prisme des circulations multiscalaires d'acteurs, d'idées et de pratiques, et d'une histoire relationnelle des acteurs collectifs intervenus dans le domaine des problèmes liés à l'environnement urbain (grandes ONG, associations locales, collectivités publiques, mais aussi cercles d'experts comme l'OCDE, les comités spécialisés de l'OMS, le Conseil de l'Europe et les instances de la Communauté Européenne, etc.).

Coordinateur du projet

Monsieur Stéphane Frioux (Laboratoire de Recherche Historique Rhône Alpes)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

LARHRA - CNRS Laboratoire de Recherche Historique Rhône Alpes

Aide de l'ANR 216 237 euros
Début et durée du projet scientifique : septembre 2016 - 36 Mois

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