JCJC SHS 1 - JCJC - SHS 1 - Sociétés, Espaces, Organisations et Marchés

Programme Interdisciplinaire sur les indicateurs Autochtones de la Flore et de la faune – PIAF

PIAF : Quand les populations locales observent la nature pour saisir les changements environnementaux

Comprendre l’influence de la connexion à l’environnement des populations locales sur leurs diagnostics des changements environnementaux dans 4 pays du Nord et du Sud et sur des zones urbaine – rurale - protégée

Diagnostics locaux des changements environnementaux globaux

Piaf est un programme de recherche pluridisciplinaire et comparatif cherchant à saisir sur trois continents et quatre pays (France, Etats-Unis, Cameroun et Zimbabwe), (1) comment, dans un contexte de forte mutation des mondes ruraux (pressions démographiques, changements climatiques, politiques de conservation de la nature), les populations locales (usagers, mais aussi gestionnaires) élaborent des diagnostics de changements de leurs environnements immédiats à partir de l’observation de l’état de leurs biodiversités et (2) comment ces diagnostics leur permettent de gérer ou de protéger leurs territoires et leurs biodiversités au quotidien et de construire des stratégies d’adaptation aux changements perçus. Dans le cadre de Piaf nous cherchons à saisir la façon dont ces sociétés envisagent localement les répercussions des transformations de leurs territoires : 1) quels sont les diagnostics des acteurs locaux, qu’ils soient usagers ou gestionnaires (identification des changements, interprétation et stratégies d’adaptation) ; 2) quelle est l’articulation, l’hybridation entre les types de savoirs indigènes et exogènes, locaux et globaux et comment ces différentes préoccupations se confrontent ou s'intègrent localement dans des dispositifs de gestion de la nature ; 3) comment les contextes socioéconomiques, politiques ou environnementaux influent sur la construction des diagnostics et sur la mise en avant de types de savoirs au détriment d’autres ?

Piaf a regroupé une équipe pluridisciplinaire de jeunes chercheurs (ethnologues, anthropologues, géographes, écologues et juristes), s’intéressant aux interactions sociétés / environnement. Le programme était fondé sur une mise en relation de sites d’étude au long cours (Zones Ateliers du CNRS et LTER programs) et sur les acquis de collectifs de recherche pluridisciplinaires installés sur ces terrains et apportant un éclairage sur les dynamiques des systèmes socio-écologiques en contexte de changements globaux. Nos équipes ont accumulé des corpus de données adaptés pour comparer la perception locale des changements globaux par différentes catégories d’acteurs dans des régions localisées sur trois continents. Des recherches sur le terrain ont été menées dans les 12 sites concernés par le projet et avec une méthodologie commune pour rassembler des données potentiellement comparables. Les outils méthodologiques communs étaient : un échantillonnage standard, des entretiens semi-directifs avec des grilles d’entretiens associées, la conduite de freelists et entretiens associés et une méthode de photographie participative.

Piaf a montré que l’appréciation des changements environnementaux à l’échelle locale ne peut se faire sans considérer les changements sociologiques affectant les territoires concernés et que ce qui détermine les perceptions des changements tient plus de l’expérience des territoires et de la transmission de savoirs entre générations que des connaissances acquises via l’éducation scolaire ou les médias. Piaf a permis de constituer un réseau international et interdisciplinaire de jeunes chercheurs sur la question des interactions homme-nature et les problématiques de conservation de la biodiversité en contexte de changement.

Piaf est aujourd’hui renouvelé via la mise en place de nouveaux projets et l’obtention de programmes de recherche sur les paysages sonores comme indicateurs de changements socio-écologiques avec de nouveaux partenaires notamment des institutions affiliées aux LabEx DynamiTe et Driihm (UMI IGlobes et l’OHMI Pima County, Arizona, Etats-Unis) - Sonates (2018-2020) et Sonatas (2018). Nous poursuivons nos réflexions sur les questions d'adaptation au changement climatique au travers d'un projet financé par le Thomas Jefferson fund (2018-2020) au travers duquel nous menons une analyse comparative des innovations au sein des systèmes alimentaires dans les Appalaches et le Sud-Ouest de la France.

Le programme Piaf a donné lieu à de nombreuses communications dans des colloques nationaux et internationaux (SFE 2017, SFAA 2017, 2018 ; AAG 2018, SHE 2018, ICCIS 2018 etc.) et la publication (en cours) d’articles scientifiques dans des revues internatio

PIAF est un programme de recherche pluridisciplinaire et comparatif cherchant à saisir sur trois continents et quatre pays (France, Etats-Unis, Cameroun et Zimbabwe), (1) comment, dans un contexte de forte mutation des mondes ruraux (pressions démographiques, changements climatiques, politiques de conservation de la nature), les populations locales (usagers, mais aussi gestionnaires) élaborent des diagnostics de changements de leurs environnements immédiats à partir de l’observation de l’état de leurs biodiversités et (2) comment ces diagnostics leur permettent de gérer ou de protéger leurs territoires et leurs biodiversités au quotidien et de construire des stratégies d’adaptation aux changements perçus. PIAF consiste en une équipe pluridisciplinaire de jeunes chercheurs (ethnologues, anthropologues, géographes, écologues et juristes), issus d’UMR réputées dans leurs domaines respectifs et s’intéressant aux interactions sociétés / environnement. Le programme est fondé sur une mise en relation de sites d’étude au long cours (Zones Ateliers du CNRS et Long Term Ecological Research programs) et sur les acquis de collectifs de recherche pluridisciplinaires installés sur ces terrains apportant un éclairage sur les dynamiques des systèmes socio-écologiques en contexte de changements globaux. Nos équipes ont accumulé des corpus de données précis ainsi que des résultats qui nous permettent d’envisager une comparaison entre des terrains localisés sur trois continents de la perception locale des changements globaux par différentes catégories d’acteurs en même temps qu’une appréciation précise des transformations dans les processus biologiques. Nous prétendons ainsi au travers la comparaison d’études de cas fines localisées faire émerger une vue générale de la perception, par l’observation de la biodiversité, des changements environnementaux en ville ou en campagne, au Nord et au Sud et c’est ce qui fait le caractère novateur du projet.
PIAF cherche à saisir la façon dont ces sociétés envisagent localement les répercussions des transformations de leurs territoires : 1) quels sont les diagnostics des acteurs locaux, qu’ils soient usagers ou gestionnaires (identification des changements, interprétation et stratégies d’adaptation) ; 2) quelle est l’articulation, l’hybridation entre les différents types de savoirs indigènes et exogènes, locaux et globaux (gestionnaires, techniques, scientifiques) et comment ces différentes préoccupations se confrontent ou s'intègrent localement dans des dispositifs de gestion de la nature ; 3) comment les contextes socioéconomiques, politiques ou environnementaux influent sur la construction des diagnostics et sur la mise en avant de certains types de savoirs au détriment d’autres (jeux d’acteurs, proximité avec une zone protégée…) ?
PIAF est un projet de recherche fondamentale qui apportera, à terme, un cadre conceptuel général et des méthodes d'analyses comparatives de nos objets de recherches et qui vise à constituer un réseau international et interdisciplinaire de jeunes chercheurs sur la question des interactions homme-nature et les problématiques de conservation de la biodiversité. Un volet recherche plus appliquée vise à mobiliser des connaissances utilisables par les gestionnaires et usagers locaux et des connaissances génériques issues de la comparaison (principes généraux de compréhension des rapports que l’homme entretient avec la nature) utilisables à l'échelle globale par les acteurs de la conservation de la communauté internationale.

Coordinateur du projet

Laboratoire Dynamiques Sociales et Recomposition des Espaces (Laboratoire public)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Laboratoire Dynamiques Sociales et Recomposition des Espaces

Aide de l'ANR 179 998 euros
Début et durée du projet scientifique : janvier 2014 - 42 Mois

Liens utiles