JCJC SVSE 4 - JCJC - SVSE 4 - Neurosciences

Role de l’inhibition glomérulaire dans le traitement des odeurs – Glom Inhib

Résumé de soumission

Les circuits synaptiques du bulbe olfactif transforment l’information sensorielle olfactive afférente avant qu’elle soit transmise au cortex par le biais des axones des cellules mitrales et touffues. Je propose d’analyser au niveau du réseau, au niveau cellulaire et au niveau synaptique l’influence des circuits inhibiteurs du bulbe dans le traitement de l’information olfactive. Deux grandes populations d’interneurones se chargent de l’inhibition dans le bulbe olfactif. Les cellules périglomérulaires (PG) tout d’abord, une population de neurone hétérogène qui entoure chaque glomérule olfactif et génère l’inhibition intraglomérulaire. Les cellules granulaires ensuite qui transmettent l’inhibition latérales entre cellules mitrales ou touffues. Si les cellules granulaires ont été bien étudiées, ce n’est pas le cas des cellules périglomérulaires dont l’hétérogénéité a jusqu’alors souvent été négligée. Mon objectif est de clarifier le rôle de l’inhibition intraglomérulaire dans le traitement des odeurs. Une stimulation des neurones olfactifs produit chez les cellules mitrales et touffues des entrées synaptiques excitatrices et inhibitrices. Nos données préliminaires suggèrent que des circuits intraglomérulaires sont à l’origine de l’inhibition. Je vais examiner plusieurs questions au sujet de cette forme d’inhibition intraglomérulaire. Premièrement, quelle est son influence sur les voies de sortie des glomérules? Nous testerons l’hypothèse que cette inhibition désynchronise les potentiels d’action des cellules mitrales et touffues connectées à un même glomérule, une fonction cruciale selon certains modèles pour le décodage des odeurs par les neurones du cortex. Deuxièmement, je souhaite identifier le ou les types de cellules PG qui génèrent cette inhibition intraglomérulaire. Je vais donc décrire les propriétés membranaires et les connections synaptiques de deux populations spécifiques de cellules PG identifiables par leur fluorescence dans des lignées de souris transgéniques. Enfin, ayant identifié les cellules PG postsynaptiques d’interneurones innervant plusieurs glomérules, je vais pouvoir examiner comment cette inhibition multi-glomérulaire influence les sorties bulbaires. Pour remplir ces objectifs je vais associer des enregistrements en patch-clamp dans des tranches de bulbe olfactif et des enregistrements ciblés en patch-clamp chez l’animal anesthésié in vivo. Mon ambition avec cette bourse ANR jeune chercheur est de développer une équipe indépendante qui utilisera les techniques d’imagerie et d’électrophysiologie dernier cri pour examiner des questions clés de la physiologie du bulbe olfactif.

Coordinateur du projet

Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives (Laboratoire public)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

Institut des Neurosciences Cellulaires et Intégratives

Aide de l'ANR 238 944 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2012 - 36 Mois

Liens utiles