Agrobiosphere - Viabilité et adaptation des écosystèmes productifs, territoires et ressources face aux changements globaux 2012

Inoculation des semences de céréales par une souche naturelle d’Azospirillum pour une agriculture durable et résiliente – AZODURE

Ingénierie agroécologique par enrobage d'une bactérie symbiotique naturelle

Le projet vise à développer et évaluer une technologie d'inoculation de semences par une bactérie symbiotique qui aide les plantes à développer un système racinaire plus grand. Le but est de diminuer les apports d'engrais azoté et d'augmenter la tolérance des plantes aux stress hydriques

Bionutrition et bioprotection pour une agriculture durable et résiliente

Les enjeux de l'agriculture moderne sont de diminuer les apports d'engrais azotés (coûts en augmentation car liés au prix du pétrole et impact écologique), augmenter la tolérance des plantes aux écarts climatiques (réchauffement climatique global) et diminuer les apports de pesticides chimiques. Le projet vise à développer et évaluer une technologie d'inoculation de semences par une bactérie rhizosphérique symbiotique naturelle pour aider sur ces deux premiers enjeux. La bactérie modifie l'architecture du système racinaire végétal pour une meilleure exploration du sol à la recherche de minéraux et eau et un accès plus rapide à des couches de sol plus profondes. Il est espéré que cette technologie soit mise en vente et adoptée par une partie du monde agricole dans 10 ans.

Ce projet doit 1/ développer une méthodologie à l'échelle industrielle d'inoculation de semences par une souche de bactérie symbiotique 2/ définir le cadre juridique de cette technologie 3/ évaluer l'impact de l'usage de cette technologie sur le fonctionnement de la plante, de la parcelle (communautés bactériennes associées au cycle de l'azote et carbone et modifiant la morphologie végétale - capacité hydrique du sol) et du tissu socio-économique 4/ fédérer une interaction entre les acteurs socio-économiques, politiques et éducatifs pour vulgariser et implémenter l’usage de la technologie d’inoculation

Le début du projet a eu pour but de définir les facteurs conduisant à une non-reproductibilité des effets du symbiote bactérien sur la modification du système racinaire végétal. Des expérimentations en conditions contrôlées ont été réalisées en utilisant le maïs comme céréale modèle. Deux facteurs ont ainsi pu être définis: 1/ la réponse du maïs à l'inoculant bactérien est cultivar-dépendante, certains cultivars ne présentant aucune réponse 2/ les contaminations de l'inoculant bactérien lors des étapes de préparation des semences sont possibles et doivent être évitées sous peine d'échec.

Dans l'année à venir, vont être abordés: 1/l'impact des conditions pédoclimatiques sur le succès de la symbiose plante-bactérie 2/ le statut juridique de cette technologie 3/ l'évaluation des diverses technologie industrielles de maintien survie de l'inoculum bactérien à la surface d'une graine sèche 4/ le semis et l'évaluation d'une expérimentation terrain sur 3 sites agriculture conventionnelle et 1 site agriculture biologique

NA

AZODURE a pour but de développer une technologie d’inoculation de semences de céréales par Azospirillum pour qu’elle puisse être adoptée dans la décennie à venir comme une méthode alternative de culture pour réduire les besoins en engrains et la sensibilité des céréales au accidents climatiques tout en étant respectueuse de l’environnement et en augmentant l’écoefficience des champs. Azospirillum est un genre bactérien symbiotique associatif naturel qui stimule le développement du système racinaire des céréales. Il augmente ainsi la performance des cultures. AZODURE est un projet de recherche industriel multidisciplinaire qui innove sur trois objectifs 1/ développement d’une innovation agro-industrielle avec un intérêt pour les aspects technologiques et légaux, 2/ un gain de connaissance sur les bénéfices écosystémiques à moyen terme (4 ans) de l’usage répété de la technologie sur les végétaux, les communautés bactériennes naturelles du sol et la capacité hydrique du sol mais aussi sur la productivité globale et le gain économique, 3/ fédérer une interaction avec les acteurs socio-économiques, politiques et éducationnels pour vulgariser et implémenter l’usage de la technologie. Les partenaires et les acteurs économiques associés au projet travailleront ensemble sur 9 tâches interconnectées. Le territoire de l’Isère/Porte-des-Alpes (IPA) servira de cadre pour le développement de ces tâches qui mobiliseront des champs disciplinaires aussi différents que les sciences de l’écologie microbienne, l’écophysiologie végétale, du sol, de l’agronomie, de l’ingénierie, du droit juridique mais aussi des acteurs de terrain, compagnies privées, associations et coopératives agricoles, représentants élus et éducateurs. Tous travailleront à leur échelle d’étude pour permettre une évolution des pratiques agricoles territoriales.

Coordination du projet

Laurent LEGENDRE (CNRS UMR5557 - Team3 Laboratoire Ecologie Microbienne Lyon)

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenariat

CNRS UMR5557 - Team3 CNRS UMR5557 - Team3 Laboratoire Ecologie Microbienne Lyon
CNRS UMR 5557 - Team5 UMR 5557 - Team5
AGRAUXINE AGRAUXINE
INRA Avignon UMR 1114 Environnement Médterranéen et modélisation des agro-hydrosystèmes - INRA Avignon
Université Lyon 3 Institut du Droit de l'Environnement - Université Lyon 3

Aide de l'ANR 993 745 euros
Début et durée du projet scientifique : décembre 2012 - 48 Mois

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