Blanc SVSE 7 - Blanc - SVSE 7 - Biodiversité, évolution, écologie et agronomie

Les transitions de systèmes de reproduction chez les angiosperms et leurs conséquences génomiques – TRANS

Résumé de soumission

La diversité et l’évolution des systèmes de reproduction ont fasciné les biologistes de l’évolution depuis longtemps : ce sont des caractères très labiles et ils peuvent évoluer très rapidement, parfois en réponse aux activités humaines. De plus, ils ont des conséquences évolutives et écologiques importantes. La compréhension des causes et des conséquences de l’évolution des systèmes de reproduction est donc un enjeu majeur pour mieux comprendre et gérer les populations naturelles et cultivées. Cependant, bien qu’anciennes, de nombreuses questions restent controversées ou encore peu explorées : y a-t-il des transitions préférentielles entre systèmes de reproduction et varient elles entre groupes phylogénétiques ? Quelles sont les bases génétiques et les pressions de sélection associées aux transitions de systèmes de reproduction ? Quelles sont les conséquences de ces transitions sur l’évolution des génomes et le devenir des espèces (par exemple : l’autofécondation et la dioécie sont-elle des culs de sac évolutif ?). Le nombre croissant de données disponibles sur les systèmes de reproduction, la possibilité d’obtenir de très grands jeux de données génomiques grâce aux nouvelles technologies de séquençage et le développent d’outils de modélisation sophistiqués, permettent de revisiter ces questions avec de nouvelles approches. Dans ce projet, nous proposons de combiner des approches comparatives dans un cadre phylogénétique, des modèles de génétiques des populations et des analyses de données de génomiques pour traiter ces questions. Dans la première partie, nous proposons d’établir une base de données de systèmes de reproduction pour analyser les transitions à différentes échelles phylogénétiques et tester les hypothèses concernant les principales tendances évolutives. Dans une seconde partie, nous proposons d’analyser en détail la dynamique de transition d’un système de reproduction à un autre par des approches théoriques et expérimentales sur trois cas d’étude : la transition de l’auto-incompatibilité à l’autofécondation chez Arabidopsis, l’évolution de la gynodioécie et de la dioécie chez les Silènes, et l’évolution de l’Androdioécie chez les Oléacées. Dans la dernière partie, nous proposons d’étudier les conséquences génomiques de l’évolution des systèmes de reproduction par des approches théoriques et par l’analyse de données de génomiques. Ce projet réunit une part important de la communauté française travaillant sur l’évolution des systèmes de reproduction chez les plantes avec des équipes aux compétences variées et complémentaires (théorie, génétiques des populations, génomiques évolutives).

Coordination du projet

Sylvain GLEMIN (CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE LANGUEDOC-ROUSSILLON) – glemin@univ-montp2.fr

L'auteur de ce résumé est le coordinateur du projet, qui est responsable du contenu de ce résumé. L'ANR décline par conséquent toute responsabilité quant à son contenu.

Partenaire

INRA INSTITUT NATIONAL DE LA RECHERCHE AGRONOMIQUE - CENTRE DE MONTPELLIER
ADMM CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE BRETAGNE ET PAYS- DE-LA-LOIRE
ISEM CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE LANGUEDOC-ROUSSILLON
Lille1 UNIVERSITE DE LILLE I [SCIENCES ET TECHNOLOGIES]
LBBE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE - DELEGATION REGIONALE RHONE-AUVERGNE

Aide de l'ANR 529 858 euros
Début et durée du projet scientifique : août 2011 - 48 Mois

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